Sa mère est folle, sa soeur bohème, son compagnon oisif, sa voisine alcoolique. Tous dépendants de Normande St-Onge, employée de pharmacie. Sans compter un magicien qu'elle héberge alors qu'elle va être chassée de chez elle. Gilles Carle a tourné 7 fois avec sa muse, Carole Laure, qui n'a jamais été aussi étonnante qu'ici. La pression sociale et familiale, le cinéaste la traite avec des scènes oniriques et de pure fantaisie. Elément essentiel : la musique, tantôt pastorale, tantôt dissonante, de Lewis Furey. Drôle de film, insaisissable, qui annonce le Gilles Carle de la décennie suivante, au cinéma de moins en moins tourné vers le réalisme. Denys Arcand apparait dans un petit rôle. Un clin d'oeil à l'autre réalisateur québecois majeur de cette période.

Cinephile-doux
6
Écrit par

Créée

le 30 août 2019

Critique lue 640 fois

Cinephile-doux

Écrit par

Critique lue 640 fois

2
2

D'autres avis sur La Tête de Normande St-Onge

La Tête de Normande St-Onge

La Tête de Normande St-Onge

6

Cinephile-doux

8177 critiques

Tous dépendants

Sa mère est folle, sa soeur bohème, son compagnon oisif, sa voisine alcoolique. Tous dépendants de Normande St-Onge, employée de pharmacie. Sans compter un magicien qu'elle héberge alors qu'elle va...

le 30 août 2019

La Tête de Normande St-Onge

La Tête de Normande St-Onge

3

Serge-mx

1179 critiques

Carole Laure ne sauve pas le film...

Tout est mauvais, le scénario, la mise en scène et le jeu des acteurs. Carole Laure ne sauve pas le film... même quand elle baise.Les amateurs de détails filmiques remarqueront les aisselles non...

le 17 mai 2023

Du même critique

As Bestas

As Bestas

9

Cinephile-doux

8177 critiques

La Galice jusqu'à l'hallali

Et sinon, il en pense quoi, l'office de tourisme galicien de As Bestas, dont l'action se déroule dans un petit village dépeuplé où ont choisi de s'installer un couple de Français qui se sont...

le 28 mai 2022

France

France

8

Cinephile-doux

8177 critiques

Triste et célèbre

Il est quand même drôle qu'un grand nombre des spectateurs de France ne retient du film que sa satire au vitriol (hum) des journalistes télé élevés au rang de stars et des errements des chaînes...

le 25 août 2021

The Power of the Dog

The Power of the Dog

8

Cinephile-doux

8177 critiques

Du genre masculin

Enfin un nouveau film de Jane Campion, 12 ans après Bright Star ! La puissance et la subtilité de la réalisatrice néo-zélandaise ne se sont manifestement pas affadies avec Le pouvoir du chien, un...

le 25 sept. 2021