Le pitch donné par la fiche technique du film dit presque tout ce qu'il y a à dire de son scénario. On a à peu près l'intrigue, ou beaucoup d'éléments pour l'imaginer. Mais on n'a pas le climat, l'atmosphère qui règne parmi ces gens enfermés dans cette tour et dans l'incapacité d'en sortir autrement que mort. Hé bien, il est lugubre de chez lugubre. Commençant en film fantastique et évoluant vers le film d'horreur, on peut, en forçant le trait, voir ce La Tour comme une métaphore de notre existence actuelle, celle-ci étant un enfer... dont on ne sort que les pieds devant. « Est-ce que ça fait peur, la mort ? » demande le petit garçon à sa mère adoptive dans la toute dernière scène, et elle le rassure d'un « Non ! » calme et convaincu.
J'ai dit que le film était lugubre, il l'est. Ça n'est sûrement pas le film à voir un jour de déprime. Et si pour vous, le cinéma est principalement un divertissement, alors fuyez celui-ci.
Et cependant, j'avais entendu un critique professionnel dire sur Europe 1 que c'était « un chouette petit film » et d'après moi, il n'avait pas complètement tort. C'est un film de série B, mais pas si mal pensé et réalisé que ça.
Mais c'est sinistre. Nous étions une quinzaine dans la salle à ma séance, et quand les lumières se sont rallumées, tout le monde était à peu près d'accord là-dessus. J'ai même entendu un ou deux "Remboursé !", ce qui, dans une salle parisienne, est relativement rare.
Bref, le film ne peut convenir qu'à un cinéphile averti.