Comédien dans une troupe et satiriste, La Tour s'est attiré l'hostilité d'un courtisan de Louis XV et bientôt il est pris dans une machination causée par un méchant félon.
Que retenir de ces aventures "Jeanmaraisque"? Le petit rôle confié à Jean-Pierre Léaud, juste avant "Les quatre cents coups" (son père est assistant-réalisateur sur le film)? Tout juste anecdotique. Comme l'est, d'ailleurs, ce scénario qui multiplie les incidents dramatique communs, les scènes d'action courantes et les personnages stéréotypés issus du genre cinématographique ou littéraire dit "de cape et d'épée".
Georges Lampin se contente de filmer de beaux costumes en couleur, de mettre en avant la musculature avantageuse de Jean Marais lors de séquences où il joue torse nu ou la chemise largement décolletée pour les dames (ou pas). Lampin a le mérite de faire dans la concision et l'ellipse mais, malgré tout, le film reste bien ennuyeux, faute de relief et d'originalité dramatiques.
En héros bondissant et défenseur d'orpheline, Jean Marais fait un héros sans beaucoup de personnalité. Il divertira peut-être les enfants ou bien les nostalgiques d'un cinéma d'aventures des années 50-60, assez pimpant sur la forme, mais creux sur le fond.