C’est mon premier Haugerud. J’avais entendu beaucoup de bonnes choses sur la trilogie d’Oslo. Chez ce réalisateur, j’entends un mélange d’humour discret et de gravité. Rien n’est d’un bloc homogène. Ce n’est pas le meilleur film de ces dernières années, ni peut être le meilleur de la trilogie d’Oslo, mais il mérite d’être remarqué.
Bowie qui hante les rêves d’un protagoniste : le symbole glisse d’une homosexualité cachée vers une libération des attentes. Ce fil me paraît un peu cousu de fil blanc et, au fond, moins intéressant que l’évolution du personnage lui-même, qui cherche à comprendre ce que ces rêves lui font et comment ils le bouleversent.
L’adhésion aux normes et la peur de ne pas répondre aux attentes, ainsi que les moments où nos normes diffèrent de celles de nos proches, constituent l’un des thèmes principaux. Mais le film parle aussi d’intimité : comment on parle, ce qu’on ose confier, ce qu’on garde ; les petits moments, les petites discussions, la manière de partager ou pas. Ici, l’intimité, ce ne sont pas des corps exposés : c’est la circulation des confidences.
On suit des conversations où chacun tente de traiter les événements qui commencent à bouleverser sa vie. Je ne trouve pas ça « facile ». Partager le très intime ne l’est jamais. Peut-être qu’il y a là quelque chose de scandinave" une ouverture, mais avec distance ? Je ne sais pas.