J'aime cette idée que le pas encore et le plus on bien plus en commun qu'on ne se le demande et que l'on se l'imagine .
Cette histoire a résonné en moi d'une façon si forte , si limpide . Je me suis souvenu qu'au fond de moi il y avait toujours cette jeune fille folle amoureuse , cette douleur qui s'insuflait partout , cette obsession. Et puis cette fin qui ne parle pas , ces mots qui sonnent creux , qu'on ne croit pas . Ces choses en suspens qui nous hantent , qui nous attachent et à la fois qui nous libere dans le reve toujours. Qu'au fond de moi existait comme une feuille de la pile de feuille qui me constitue ; encore une feuille qui l'aimait comme jamais je n'avais aimé , et qui se racontais encore et toujours les memes romances . Pour toujours .
J'imagine que ce que je viens d'ecrire ressemble plus a une sorte d'autoanalyse égocentrique . Mais peut etre qu'elle est plus sincere qu'une critique. Parce que ce film est pour moi un mirroir d'une forme cristallisée d'il y a bien longtemps . Cette oeuvre renferme a mon sens ce que c'est qu'aimer aussi fort et ce qu'on vit lorsque le rejet apparait brutalement , et lorsque rien n'est vraiment posé a plat . On parle pas assez a mon sens de combien ça fait mal les amours non réciproques . À l'époque je me désolais de chansons ou de fictions qui racontait une rupture , car au moins une relation avait eu lieu ...