Je continue mon immersion dans la saga Bourne avec ce troisième opus qui vient raccorder les deux premiers et mettre enfin toute l'histoire en lumière. Je dois cependant avouer qu'il m'a fallu un certain temps avant de réellement accrocher. Ici, on entre dans un cycle de vengeance pure : obtenir des réponses ne suffit plus au héros, il lui faut désormais faire tomber le système. C’est ce côté "revanche" qui m'a un peu moins séduite au départ, jusqu'à ce qu'une scène vienne tout basculer.
Le déclic est survenu lors de la reprise d'une scène finale du film précédent. Ce rebondissement est réutilisé à un moment où on s'y attend le moins, et c'est là que j'ai pris une véritable claque : la timeline n'est pas du tout celle que j'imaginais ! Cette révélation m'a forcée à une concentration totale pour la suite du récit.
Dans cette histoire, Bourne tente de vivre paisiblement, mais l'apparition d'un nouveau programme secret du Département de la Défense le place à nouveau comme la cible prioritaire à abattre. Pour garantir leur secret, ses anciens employeurs doivent éliminer tous les survivants du programme précédent. S'engage alors une traque mondiale absolument incroyable, nous faisant voyager de Moscou à Paris, en passant par Londres et Tanger.
Même si ce film reste dans la lignée qualitative des deux premiers, j'ai commencé à ressentir un petit essoufflement. Il y a sans doute une forme de lassitude face à ce genre d'action "nerveuse" qui a saturé les écrans durant les années 2000. Selon moi, il était temps de boucler la boucle ici. C'est une conclusion efficace qui répond à toutes les questions et nous laisse sur une note de satisfaction.
Un final de trilogie intense et maîtrisé, marqué par un jeu de temporalité brillant. Si la lassitude pointe le bout de son nez, le plaisir de voir les pièces du puzzle s'assembler reste total.