Roman Polanski-au-plus-bas nous livre ici deux comédiens en huis-clos théâtrale sur fond de conte sado-maso. Honnêtement, ça sent le vite fait et le manque total d'inspiration, si ce n'est pour sa muse qui l'entraîne aux confins du ridicule.
Amalric et Seigner ne se contentent pas de cabotiner, il et elle semblent n'avoir que très peu d'intérêt et d'implication dans leur personnage qui par-ailleurs reste vide. Entre le sur-jeu et la maladresse, on accumule les clichés tant du côté fashion-victime-pétasse-à-la-grande-gueule que chez le mièvre réalisateur à la carapace extrêmement fine et qui n'a, qu'on se rassure, aucun élan Weinsteinien. Au contraire, la comédienne joue de la provocation sexuelle et c'est lui qui tente de résister.
Car si dans le film, l'adaptateur du roman a mis beaucoup de lui dans sa version pour théâtre, gageons que le réalisateur en a fait de même, du moins, c'est ce qu'on est amené à s'imaginer.
Un réalisateur un peu potache et réservé avec ses quelques fantasmes enfouis pris dans la toile d'une Vénus, il pousse d'ailleurs un petit coup-de-gueule contre la vindicte populaire qui amalgame les singularités légitimes en déviances sociales.
C'est que Roman Polanski lave à présent son linge sale (en famille) plutôt que de faire du cinéma!