Laisse-moi entrer par Brice B
Ne me demandez pas pourquoi ce film s'est retrouvé dans ma liste de films à voir, mais cette nuit, 3h30 du matin, on a décidé avec un pote que c'était le film qu'on devait voir pour rattraper l'énorme daube qu'on venait de se farcir (Eat, Pray, Love).
Ironie du sort, Richard Jenkins joue dans les deux, alors on a solennellement déclaré notre nuit de cinéma "La nuit Richard Jenkins".
Let me in m'a stressé, pour plusieurs raisons. Déjà, la musique. Quand la bande son est minimaliste et composée uniquement de sons graves et lourds, qui annoncent un danger imminent, le spectateur est aux abois, s'attend à ce qu'un tueur soit caché sur la banquette arrière de cette voiture qui vient juste de démarrer.
Pas de bol évidemment, parce qu'un tueur était caché sur la banquette arrière de la voiture qui venait de démarrer.
Ca ne s'arrange pas quand on comprend, mais difficilement, que la gamine qui jouait un petit démon dans Kick Ass est vraiment un démon, et qu'en l'occurrence c'est un vampire.
Les choses seraient simples si on n'était pas finalement subjugué par cette histoire d'amour qui ne dit pas son nom entre elle et un ado un peu frêle de 12 ans, son voisin, malmené à l'école par les petits cons qu'on retrouve depuis des décennies dans le cinéma américain.
L'histoire est étrange. C'est sombre quasiment en permanence, c'est un peu tordu, complexe, mais c'est beau, presque poétique. Ca ne suit aucun code du genre, et on pourrait dire que c'est un peu comme Twilight, mais sans la débilité affligeante. En gros, ça n'en a que l'idée, le reste étant beaucoup plus romancé, profond et sanglant que dans la saga pour ados.
J'ai eu peur, je me méfierai désormais des petites filles encore plus qu'actuellement, mais j'ai aimé et je le conseille. Pas à 4h du matin, c'est tout.