Lors de la célébration d'un anniversaire dans la bonne société liménienne, la révélation d'un vieux secret familial va créer la zizanie. Oui, la famille constitue toujours un sujet de choix pour le cinéma, et c'est particulièrement vrai pour celui d'Amérique Latine, qui y introduit souvent une ironie grinçante et un commentaire social qui ne l'est pas moins. Avec Les meilleures familles, le cinéaste péruvien Javier Fuentes-Leon, découvert il y a quelques années avec Contracorriente, met les pieds dans le plat et sort les cadavres dissimulés sous les tapis, avec une singulière jubilation. Ce portrait de groupe est très riche, trop peut-être, avec une profusion de personnages dont certains sont inutiles. La mise en scène, très inspirée, sauf quand elle se laisse aller à quelques ralentis superfétatoires, rythme parfaitement ce jeu de massacre le plus souvent fort drôle mais qui a aussi ses moments d'émotion. Les films latino-américains déçoivent rarement quand ils se lovent dans la comédie noire.