Si vous voulez savoir et voir à quoi ressemble la vie d’un/une gameur/gameuse alors regarder ce film.
Dès le début du film on voit Hana et on se demande si elle n’est pas un peu parano ? 6 verrous, 1 chaîne de sécurité sur la porte d’entrée de chez elle, + 1 code numérique.
Sa pote Jen arrive, Hana va se planquer dans une autre pièce, la laissant entrer sans vérifier qui c’est vraiment et elle demande au livreur d’aller dans l’escalier au bout du couloir pour qu’elle prenne le paquet devant sa porte ?
Le film est simple. Une seule pièce de tournage, l’appartement de Hana et à la fin, une petite séquence sur le toit de l’immeuble. Il n’y a que 3 acteurs, trices. Vous avez Hana, Jen et le jeune garçon du couloir. Comptez en plus, les 3 policiers, les 3 infirmiers à la fin. Vous ne voyez pas le livreur ni le propriétaire de l’appartement de Hana mais que des voix.
Donc thème du film sur les jeux vidéo qui entraîne la perte de la notion du réel, des liens sociaux avec les autres, du temps, de la communication. Regardez l’état de l’appartement, de la vaisselle dans la cuisine quand Hana se demande depuis combien de temps elle est là ? Et de la nourriture qu’elle prend dans le réfrigérateur et qu’elle recrache.
Les joueurs sont coupés du monde. C’est le cas pour les joueurs/euses au Japon qui ne sortent plus tant ils sont enfermés dans leurs jeux jusqu’au point de se sentir être un acteur réel du jeu. En témoigne la fin de « Latency » quand Hana crie et sa silhouette se transforme en monstre virtuel.