Il y a des films qui marquent pour une scène, un personnage, parfois une réplique.
Et puis, il y a ceux qui paraissent prévisibles du premier au dernier plan et devant lesquels on s'ennuie en attendant une fulgurance du réalisateur ou d'un acteur.
Le bagarreur fait assez clairement partie de la seconde branche à savoir qu'on n'est pas surpris du début à la fin.
Le cahier des charges du western spaghetti transposé à la sauce combat de boxe clandestin est totalement rempli, il ne manque aucune case.
La formule est connue (elle sera d'ailleurs encore reprise presqu'à l'identique dix ans plus tard par Clint Eastwood avec Pale Rider) : un inconnu débarque de nulle part, il a l'air vieux mais casse la gueule à tout le monde et... l'inconnu débarqué de nulle part s'en va vers on ne sait où et bien sûr sans explication.
Il est évident que Le bagarreur a servi de base pour Pale Rider mais aussi et surtout pour Lionheart avec Jean-Claude Van damme ; reste que même si dans les deux ca, c'était une base sérieuse, solide, cela n'a jamais abouti au scénario du siècle loin de là.
Il faut ajouter que si les combats de boxe (poing/pied) sont convenables, c'est très en retrait par rapport à ce qu'avait déjà proposé Bruce Lee à l'époque et par rapport à ce que proposera JCVD avec Bloodsport, Kickboxer (et même Lionheart).
Quoi pour sauver le film de la médiocrité alors ?
- Il y a le jeu d'acteur de Charles Bronson, égal à lui même ;
- Une OST convenable sans plus ;
- Et... c'est tout
En synthèse : un film qui peut être réduit à son titre : "le bagarreur" ; c'est juste l'histoire d'un bagarreur sans aucune surprise, aucun rebondissement notable, aucun personnage marquant, simplement la classe de Charles Bronson et des combats qui avaient déjà pris un coup de vieux à l'époque du film (1975).