Un dessinateur anarchiste attente à la vie d'une star de cinéma. Celle-ci n'est que blessée et témoigne en sa faveur lors du procès. Adapté d'une pièce de Henry Bernstein, Le bonheur se place largement au-dessus de toute la production des années 30 d'un Marcel L'Herbier, loin de ses innovations du temps du muet. Le film part pourtant d'un argument pas très crédible, à savoir l'histoire d'amour entre le meurtrier et sa presque victime. Mais le cinéaste en fait aussi, et surtout, un portrait réaliste du star système avec ses dérives manipulatrices. Le jeu habité de Charles Boyer fait merveille et la classe naturelle de Gaby Morlay, le reste. Sans oublier un Michel Simon croquignolet dans un rôle d'efféminé (sic). On se surprend même à éprouver une vraie émotion devant les dernières scènes. Le film a été restauré récemment et la copie
est impeccable.