Caricaturiste anti-social (anarchiste? gauchiste?), le dénommé Philippe Lutcher tente d'assassiner la star de cinéma Clara Stuart à la sortie d'un spectacle.
C'est la première péripéties d'un film de Marcel Lherbier, adapté d'une pièce d'Henry Bernstein dont je ne sais pas si est elle aussi pâle sur les planches qu'au cinéma. La mise en scène est tellement terne, en dépit de la fantaisie que le film affiche dans un premier temps, qu'on en est même à chercher quel est le sujet du film. D'autant que le manque d'épaisseur des personnages les pénalise lorsqu'il s'agit de faire passer des idées.
Si "Le bonheur" (introuvable selon l'auteur) est une satire sociale, alors elle est dépourvue de verve et de sincérité; si le film est une histoire d'amour impossible entre deux amants que leurs conditions et convictions opposent, elle est aussi plate que conventionnelle. Les protagonistes -parmi lesquels Michel Simon, dans un second rôle d'agent artistique, joue grossièrement les efféminés- sont les sujets d'une dramaturgie sans relief, d'un propos sans intérêt, à l'image de ces scènes de procès au cours du film (ah, ce rituel des tribunaux!) tellement superficielles et convenues.