On a envie d'être indulgent avec ce film, parce ça se regarde, indulgent mais réaliste : les duels sont convenus et nous offrent tous les poncifs du genre, le film est propre, quasiment pas de sang, ni poussière ni faux plis sur les costumes, le film préserve le jeune public jusqu'à l'absurde, la partouze chez Gonzague se transformant en une sage beuverie, les scènes intimistes sont ratées et parfois proche de la niaiserie, quant aux dialogues… mais qui peut croire que les gens parlaient de la sorte à cette époque ? L'interprétation est inégale, Marais est bluffant en bossu mais décevant en Lagardère, Bourvil est étonnement à l'aise, Chomette et Le Poulain sont excellents mais sous employés. Quant à la dame qui joue les deux rôles féminins, on va dire que c'est une belle potiche. Mais malgré ces casseroles le film n'est pas si mauvais que ça, il y a du rythme, des belles images, de la bonne musique et puis ça occupe les yeux.