À l'origine du Boulet, Thomas Langmann, fils de Claude Berri, qui après s'être lancé dans une brève carrière d'acteur au début des années 90, se lance comme son père dans la production. Astérix aux Jeux Olympiques, San Antonio, Double Zéro, Stars 80, chacun jugera de la pertinence de sa reconversion surtout qu'à l'occasion il ne se prive pas de coréaliser.
Pour Le Boulet, je dois reconnaître qu'il s'agit d'une sympathique comédie d'aventure rappelant les réussites de Francis Veber comme Les Compères, Les Fugitifs, La Chèvre. Je connais ça par cœur : un con maladroit et gaffeur (Poelvoorde), un râleur (Lanvin), de l'exotisme, des méchants surexcités (José Garcia, Jean Benguigui), des quiproquos.
Devant les exigences de Langmann, Berbérian quittera le navire et sera remplacé par Frédéric Forestier. L'impact de ce changement ne se fera guère sentir. Il y a de l'action et de l'humour, plein d'apparitions amusantes (Gérard Darmon, Jamel, Stomy Bugsy, Omar Sy, Michel Cremades, Nicolas Anelka, Luc Hamet, Langmann, bien avant Astérix, Langmann faisait déjà dans la surenchère), le film enregistrera trois millions d'entrées. Largement de quoi lancer une suite qui ne verra jamais le jour alors que les acteurs étaient partants.