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Ils sont tous cinglés
Domenech est vraiment crazy. Il a tué une Coupe du Monde juste par son ego titanesque. Mais c’est avant tout un fiasco collectif, et c’est cette débilité ou pagaille générale que le documentaire...
le 13 mai 2026
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Est-ce qu'on apprend quelque chose dans ce documentaire ou est-ce qu'au contraire tout n'a pas été dit sur Knysna 2010 vu que c'est un fiasco qu'on avait suivi en temps réel ? Je m'interroge aussi sur le timing alors que les Bleus vont disputer la Coupe du Monde aux États-Unis dans quelques semaines. En plus, ce n'est pas comme si j'avais envie de revoir les abrutis de l'époque comme Domenech, Evra, Gallas, Ribéry.
Déjà, il serait vain de pointer du doigt tel ou tel responsable. A chaque désastre, il y a plusieurs raisons. C'est un ensemble. En 2002, on perd parce que Zidane et Pirès ne sont pas là et que Deschamps et Blanc ont pris leur retraite internationale. Qu'on tape les poteaux cinq fois en trois matchs. Que Roger Lemerre était complétement à l'ouest.
En 2010, c'est pareil. La Fédé avec Escalettes à sa tête (décédé en avril 2026) était dépassée par les événements. Domenech n'aurait jamais dû continuer après l'échec (déjà !) de l'Euro 2008. Et les joueurs n'avaient pas le niveau. Aucun n'aurait été titulaire en 1998.
Je ne tomberai donc pas sur untel ou untel. Les dés étaient pipés dès la campagne de qualifications pour la Coupe du Monde 2010. A ce sujet, ils reviennent sur la main de Thierry Henry qui aurait volé l'Irlande de la qualification pour le Mondial. Euh, non. Sans le but de Gallas, il y avait les prolongations à disputer. D'éventuels tirs au but. Rien ne dit que les Irlandais seraient passés. Mais c'est vrai que les joueurs avaient vraiment été mauvais ce soir-là et j'en reviens à ceux qui étaient présents : Squillaci, Alou Diarra, Escudé, Govou, n'avaient pas le niveau international.
Si j'exclus la mise en scène racoleuse de Netflix, que reste-t-il seize ans plus tard ? Pas le sentiment d'un gâchis. Car il n'y avait rien. On espérait rien. Les propos de Patrice Evra sont grotesques quand il dit qu'elle [la Coupe du Monde] était à eux. Domenech, lui, était persuadé qu'il pouvait refaire le coup de 2006 en oubliant qu'en 2006 il avait encore Zidane, Thuram, Barthez, Vieira, Henry, Trezeguet soit l'ossature de 1998.
Quand démarrent les matchs, de mémoire, contre l'Uruguay, certes il y a le résultat qui est décevant (0-0) mais défensivement on avait été solide. Contre le Mexique, c'est vrai que la première période fut immonde. Je sentais que ça pouvait péter sur chaque offensive mexicaine et ce qui s'est produit en seconde période. Quand je les entends parler d'une poule facile, non. L'Uruguay et le Mexique étaient de bonnes équipes sud-américaines. Ce n'était pas la poule de la mort mais ce n'était pas pour autant un parcours de santé.
Vient ensuite la grève. Et au-delà de cette grève, les joueurs qui ont pris le pouvoir. Et là, on est sur une autre planète. Domenech est impuissant. Il ne maîtrise plus rien. Les joueurs ne le respectent pas. Et je ne fais même pas allusion aux propos de Nicolas Anelka qu'il n'aurait finalement jamais tenus. Pour le dernier match, contre l'Afrique du Sud, il décide de ne pas faire jouer Evra. Evra lui dit : "si, moi, je joue". Evra qui balance calmement face à la caméra "on a convoqué Domenech en bas au salon, il est jamais venu". Risible. Ils ont entraîné l'ensemble du foot français avec eux dans le gouffre. Devant tous les médias du monde, ils en ont révélé les dysfonctionnements. Le journal intime de Domenech montre que ce dernier les détestait profondément.
Celui qui aura le mieux parlé reste encore Bacary Sagna. "On voulait tous la même chose on s'est tous perdus". De foot, il n'en sera que peu question. Comme durant le mandat de Domenech finalement si on se souvient de ses conférences de presse provocatrices où il ne parlait jamais de tactique. Cette génération n'était pas très talentueuse. C'étaient de petits joueurs menés par un sélectionneur sans autorité ni palmarès nommé en 2004 parce qu'il était de la DTN avec un président issu du football amateur habitué à régler des problèmes de District. Un cocktail qui ne pouvait nous emmener que droit dans le mur.
On peut critiquer le jeu défensif de Deschamps. Son entêtement à toujours prendre le fils Thuram qui est nul. Ou sa langue de bois dans les interviews. On est quand même mieux là que durant la période 2006-2010.
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le 15 mai 2026
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