Comme D'Artagnan, le chevalier de Capestang arrive de sa province avec une lettre de recommandation; comme le Gascon, il est un bretteur impétueux et courageux, tout de suite mis à l'épreuve. Ce cousinage chevaleresque sous l'Ancien Régime introduit forcément une impression de conventions et de déjà-vu dans le film de Robert Vernay.
Le sujet de Michel Zévaco s'adosse à l'Histoire de France à laquelle certains personnages sont fidèles dans les grandes lignes, ce qui n'est pas sans intérêt pour l'amateur. Ainsi, Concini, méchant de l'Histoire de France du roman. C'est un rôle prépondérant dans le film et il joué par un Aimé Clariond insupportable, surjouant, vociférant et mâchouillant l'accent italien. La composition, pénible autant qu'exaspérante, est complètement ratée.
En deux époques et deux films, Vernay ne démérite pas dans le genre cape et d'épée grâce à son dynamisme. Cette histoire de conspiration contre l'adolescent Louis XIII est une affaire de petites intrigues, bien davantage que de grands mouvements ou chevauchées, que le réalisateur insère plutôt habilement dans les décors en extérieurs et en studio. Jean Pâqui fait un Capitan assez quelconque mais, finalement, hors Aimé Clariond qui passe à côté de son personnage, les nombreux autres protagonistes, historiques ou romanesques, sont épargnés par trop de poncifs ou d'archaïsmes.