"..…La nature n’est pas qu’ un spectacle, mais avant tout une vie partagée.... ce qui est nocif , ce n' est pas le manque de merveilles mais l' abscence d' émerveillement....."( de Vincent Munier ).Après la panthère des neiges , en 2021 , voici le chant des forêts si pertinente plaidoirie vitale ……
En ouverture , nous admirons ….probablement des petites nuées blanches qui vont et viennent …le plan est en plongée zénithale pris en altitude …..ou ….oui le point de vue ….
Peut - être le plan est pris du sol vers ces mêmes nuées diaphanes ….alors nous les découvrons en contre plongées radicales …..Quelle belle incertitude visuelle….Suspens…Toujours le point de vue …….Comme des formes fantomatiques séculaires , des conifères révèlent que la caméra est au sol et que les nuées sont des parcelles de brumes qui montent à mesure que le soleil luit, de plus en plus ….Ainsi vont les paysages de la forêt vosgienne……Rythme naturel…. Murmures … la nuée des oiseaux …le grouillement des petits mammifères……On peut revêtir le vêtement du guetteur de lune …Aïe …Le sillon d’ un avion ….qui pollue … Le combat des cerfs pour dominer le troupeau …..Chants des oiseaux …. La musique de la grive musicienne, la bien nommée,… Craquements des branches …..Comme une leçon d’habiter totalement et simplement chaque instant présent ..Un rayon lumineux arrive sur les yeux d’ un renard , puis d’ un lynx au taquet ….Seul vrai luxe mental ……Ici et maintenant…Jardiner le moment présent ……Une des nombreuses leçons de vie du documentaire de Vincent Munier ………Savoir regarder vraiment….Apprendre à se donner le temps de contempler la nature et les animaux libres donc sauvages qui vaquent naturellement à leurs désirs évidemment……Dans la famille Munier …il y a Vincent le cinéaste …Il y a son fils et il y a le grand père qui errent lucidement avec caméras , appareils photographiques et surtout avec leurs cinq sens …….Savoir découvrir se transmet de père en fils , de grand père en petit fils ….Ainsi cette poésie étonnée , humble , nécessaire, philosophique et magique….Ainsi des instants denses et doux…..Ainsi le vol du grand Tétras qui conclura ce beau long métrage de sa mélodie si singulière, de son œil si interrogatif avec la tranquille vigilance aiguë , rare et mystérieuse chevillée à son corps et à ses plumes …Ainsi la présence du petit oiseau troglodyte mignon qui pèse , seulement, 9 grammes et qui est aussi important que le grand rorqual bleu qui , lui , accuse 33 000 000 de grammes sur une solide balance de précision…Ainsi nous irons mentalement dans les forêts norvégiennes essayer de contempler le rare et le sublime où des perles musicales virevoltent et attisent nos tympans ravis et servis magnifiquement et magistralement ….Ici , sachez prendre le temps de la contemplation sereine , sincère et humblement respectueuse du vivant profus et durablement éducatif …..Ainsi nous constatons les lents méfaits du changement climatique non naturel car provoqué par les actes égoïstes des homo sapiens sapiens érectus …….L’ ensemble du minéral , du végétal et de l’ animal co évolue dans et avec l’ écosystème terrestre ….Une exception…Homo Sapiens sapiens érectus qui pense …Qui pense court …Tout au moins certains d’ entre eux depuis trop longtemps…..Étrangement et modestement, cette œuvre cinématographique milite pour la vie sans ostentation, sans jugement, sans dureté mais avec une authenticité singulière, une bonté lucide et une clarté intellectuelle ouverte et écologique évidemment…..Ce film est une ode intense par la vie et pour la vie essentiellement partagée ……
Je vous propose de laisser la parole à Vincent Munier :
https://www.youtube.com/watch?v=F4do8pXBbqU
Partout , tout est dans ailleurs et réciproquement.
Merci pour la lecture.
Gérard Michel