Magnifique
Les images et les sons sont merveilleux et permettent une plongée assurée dans la forêt des Vosges - à la manière des protagonistes - on a l'impression d'être caché dans le creux d'un tronc d'arbre et d'observer tout ce qui se joue la nuit lorsque la nature sauvage reprend le pas sur les activités humaines. Cela m'a rappelé quelques scènes de liberté du Règne animal de Thomas Cailley.
Ce que l'homme a détruit
Le film montre assez bien cette difficile transmission de générations de passionnés de la biodiversité car la disparition des espèces agresse l'héritage naturel que le petit fils reçoit de son grand-père. Non, lui, ne verra pas autant de choses. C'est l'homme qui a tout détruit de cet équilibre. Cela aurait pu être plus explicite.
Message terni par la dernière demi-heure.
Alors que le film se déroulait merveilleusement bien dans la fôret des Vosges et que l'on pouvait se dire : "c'est fou d'imaginer autant de si belles choses demeurer dans les forêts proches de chez nous pendant que nous dormons". Mais non, comme l'enfant ne peut plus voir de grand tétras l'oiseau qui a quasiment totalement disparu de la France et bien le film décide de finir son tournage dans les forêts de Norvège. C'est tellement dommage. La moral du film pourrait donc presque se conclure par : "Tant pis si la biodiversité recule en France, on la verra ailleurs". De plus, étant donné le personnel et le matériel entourant le tournage il y a de fort raison de croire que ce transport entre la France et la Norvège ait eu lieu en Avion.. Le film aurait dû se contenter de nous montrer les Vosges !