Que dire d’un tel film sinon qu’il s’agit de l’adaptation d’une pièce de théâtre au titre éponyme comme on dit aujourd’hui ?
Mais s’agit-il de « théâtre filmé » comme on le dit depuis longtemps et souvent, sinon péjorativement, du moins restrictivement ?
On peut dire oui mais on peut dire aussi que les acteurs sont excellents. Il n’y en a que trois et dans le film on ne voit qu’eux, littéralement, on ne voit qu’eux visuellement. On n’entrevoit même pas la silhouette d’un passant.
On a aussi Bouddha sous forme de statue. Et briser le Bouddha, comme on le fait à un moment, non seulement ce n’est pas zen mais c’est un peu comme briser le silence. En tout cas, c’est violent. Mais dire à l’homme en face de vous qu’il pue, comme on le dit à un autre moment, c’est violent également.
Pour ce qui est du reste on a parfois le sentiment que l’homme qui parle à un autre en fait ne parle qu’à lui-même, parle tout seul, car l’autre non seulement garde un silence de statue, peut-être de Bouddha, mais semble n’écouter que ses propres pensées. D’où ma pensée à moi que le message est que presque toujours presque tout le monde est seul.