9
le 13 févr. 2017
SuivreLe con court toujours
Il n'y a pas grand chose à reprocher au documentaire en tant que tel, il est agréable à regarder, et il est bien monté. Ceci ayant pour conséquence un film plutôt bien rythmé. Le problème réside...
Je pense que Claire Simon est une réalisatrice de documentaires un peu clivante car ses choix de points de vue sont discutables et visiblement souvent discutés lorsqu'on regarde ce que les gens écrivent ou disent à propos de ses films.
Dans le cas du Concours, j'aimais bien l'idée d'être une petite souris qui assiste à une étape de sélection de l'école de cinéma la plus réputée du pays, et je me suis dit qu'avec un peu de bol j'allais reconnaître certaines personnes, mais le documentaire n'a que dix ans donc s'il y a des réalisateurs émergents dans ce film alors ils n'ont pas encore réalisé leur premier long-métrage et n'ont donc pas encore été récompensés nulle part. D'ailleurs, les quelques têtes connues sont en réalité parmi les membres du jury mais je ne suis pas sûr que ça leur rende service. À noter que dès le début du film on nous dit que la Femis est une école où il n'y a ni cours ni professeurs, donc on se dit que ça aurait pu être passionnant de nous montrer ça plutôt que le concours d'entrée.
Disons que Claire Simon, au lieu d'essayer de nous montrer comment les candidats vivent ce moment et d'où ils viennent, choisit le point de vue du jury. On voit l'oral avec les candidats stressés, et le débrief qui est rarement tendre même si c'est leur job, et qui rend les membres du jury détestables. Pourtant ils sont filmés, alors je n'imagine pas ce que ça donne sans caméra.
Leur comportement est pourtant logique : ils forment l'Élite du paysage cinématographique de demain, il faut qu'ils sentent que ces gens peuvent travailler dans une équipe sans que ce soit le bazar, il faut qu'ils puissent cerner le talent qu'ils ont, le tout sur un petit oral où ces jeunes adultes sont évidemment stressés car une bonne partie d'entre eux joue sa vie. Et quand je dis qu'ils jouent leur vie, je ne veux pas dire que s'ils ne sont pas pris ils n'auront pas une belle vie et ne mettront jamais un pied dans le milieu du cinéma car ils peuvent toujours aller ailleurs ou trouver un autre métier au pire des cas, mais le choix de ces jurés va sceller leur destin en quelque sorte.
Mais y'a pas, moi ça ne me fait pas plaisir de voir ces gens-là juger quelqu'un en si peu de temps, même si on imagine qu'il y a aussi un dossier en amont, pas juste cet oral qui pèse dans la balance.
Ce n'est pas une bonne pub pour l'école, c'est un peu répétitif à la longue et ce n'est pas aussi passionnant que ça aurait pu l'être si la réalisatrice avait décidé de filmer d'autres choses.
Cet utilisateur l'a également ajouté à sa liste Films vus sur France.tv
Créée
le 24 août 2026
Critique lue 4 fois
9
le 13 févr. 2017
SuivreIl n'y a pas grand chose à reprocher au documentaire en tant que tel, il est agréable à regarder, et il est bien monté. Ceci ayant pour conséquence un film plutôt bien rythmé. Le problème réside...
8
le 14 févr. 2017
SuivreEn lisant la critique de Marco Sennario je rejoins son argument principal du "à quoi tient une sélection à cette grande école ?" . Mais je le dédouanerais de la seule FEMIS (à prendre ici comme...
6
le 5 juil. 2020
SuivreI. Les candidats : J'ignore si Claire Simon a décidé de mettre en avant ses coups de cœurs, ceux qui avaient le plus de chances d'être conservés à l'issue de la sélection, ou si le choix s'est fait...
5
le 12 oct. 2019
SuivreLa hype était tangible lorsque Netflix a annoncé cette suite à Breaking bad sous forme de film. Enfin, sous forme de téléfilm plutôt puisque c'est Sony Pictures Television qui a mis les sous. Il y...
3
le 30 déc. 2019
SuivreAhlala les fans hardcore de Star Wars. Ces gens qui hurlent sur un film qui propose des idées et trouvent merveilleux un scénario absolument vide qui ne raconte rien, fait du fan service et se veut...
4
le 17 mai 2024
SuivreJ'aime bien Quentin Dupieux mais à un moment il faudrait quand même arrêter de se moquer du monde. Avec quatre stars à l'affiche et les débuts à l'écran de Manuel Guillot en second couteau, Le...