En gros, le film raconte comment Robin de Courtenay, neveu des successeurs de Nottingham, va devenir le héros que l'on connait.
Bien qu'on connaisse surtout la Hammer pour le genre horrifique, n'oublions pas qu'elle s'est tournée vers énormément de genres, y compris le film d'aventures. Il y a déjà eu une première version de Robin des bois, datant de 1960 et réalisée par Terrence Fisher, mais il faudra attendre sept ans de plus pour ce film-là, qui est en gros une préquelle, comme celle que réalisera Ridley Scott en 2010 avec 193 fois plus de moyens. Car là, c'est plus dans un registre classique, avec la forêt de Sherwood en fond, et une première séquence réussie, qui est un enfant qui assiste à la mort de son père parce qu'il s'est aventuré dans la forêt, et les serviteurs de Roger tentent de l'abattre à coups d'arc, ne devant son salut qu'à l'intervention de Robin de Courtenay, pas encore affublé des Bois.
Il en résulte un film vraiment pas terrible, je dirais mou du genou, où il y a néanmoins l'effort de proposer des scènes en extérieur, avec des acteurs dans la tradition anglaise comme Barrie Ingham qui joue ou Robin ou Gay Hamilton incarnant Maria. Mais n'espérez pas y voir des efforts de mise en scène comme chez Michael Curtiz, car c'est assez plat, même si je suis étonné de la violence -relative- où bien des soldats se font tuer avec des flèches.
D'ailleurs, l'échec de ce premier film ne donnera pas de suite, et au vu du résultat, on comprend pourquoi...