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Jurassic Peck
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« Le dernier rivage » de Stanley Kramer est sorti en salles quelques mois après « Le monde, la chair et le diable » de Ranald MacDougall. Les deux films n'ont rien en commun, si ce n'est leur genre post-apocalyptique et la mise en scène d'une catastrophe radioactive.
Dans « Le monde, la chair et le diable », la rencontre de deux survivants puis la formation d'un triangle amoureux permettent d'aborder le thème du racisme, sans que les protagonistes n'aient à se confronter à un danger radioactif, celui-ci ayant vite disparu et n'ayant servi que de prétexte à la rencontre et à une mise en situation.
En revanche, « Le dernier rivage » aborde directement les dangers de la radioactivité et de la guerre froide. Le film de Stanley Kramer, récompensé par le prix de l'ONU a été remarqué pour son engagement contre la course à l'armement nucléaire.
Pourtant, j'ai trouvé que la gravité de la situation était traitée de manière assez naïve. La menace de l'approche d'un nuage hautement radioactif annoncé comme inévitable et sans espoir de survie est présentée de manière extrêmement pessimiste mais aussi de manière excessivement réservée.
Dans son contexte extrême de fin de l'humanité inéluctable, « Le dernier rivage » n'est ni réaliste ni expressif, ni dans les faits ni dans les comportements humains. J'aurais voulu y voir la rage de vivre, les cris d'amour, la folie du désespoir, la haine suivie de violences, la tragédie et les larmes. A la place, tout le monde attend presque sagement et poliment la fin du monde. Ainsi, malgré un très bon casting et quelques plans intéressants par moments, je n'ai pas trouvé le film marquant.
Dix ans plus tard, en 1969, sur le même thème du danger de la radioactivité et des armes nucléaires mais dans un registre purement dramatique (non post-apocalyptique), « L'arbre de Noël » de Terence Young et avec Bourvil est bien plus efficace.
Je recommande également « Threads » (1984), un excellent téléfilm de la BBC très réaliste et infiniment plus noir et percutant.
Créée
le 16 avr. 2026
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