Au XVIème siècle, dans le Périgord, Guillemette Babin, fille de sorcière, voit le jour. Elle-même finira sur le bûcher. Principalement connu pour l'assez médiocre Le loup des Malveneur (1943), Guillaume Radot récidive dans le registre fantastique, 5 ans plus tard. Tourné à Sarlat et dans les environs, le film évoque des temps où l'on accusait facilement de sorcières des femmes qui avaient le tort d'être belles et ambitieuses. Très curieux long-métrage en vérité, au scénario mal fagoté, qui tente de créer un climat maléfique sans tout à fait échapper au ridicule. L'interprétation est assez désastreuse et il est peu étonnant qu'aucun des protagonistes n'ait fait une grande carrière hormis Jean Carmet et Jacques Dufilho aux rôles plus que secondaires. Le film "culmine" dans une scène de sabbat assez osée pour l'époque et un peu moins raté que le reste.