Une fuite, un magot, une nouvelle vie… Et un passé qui se faufile à travers les failles laissées par les premières preuves d'honnêteté.

Encore un excellent film de Uchida. Dans la veine des précédents, où la condition des hommes, misérables ou samouraïs, détermine leur destin.

Ici, on suit le parcours sur plusieurs années d’un Jean Valjean nippon. Rentarô Mikuni en effet est parfait pour le personnage, avec sa tête d’homme humble et honnête sur qui tous les malheurs semblent s’être déjà abattu.

Une histoire qui s’échelonne donc sur plus de dix ans. Dans la première partie, le personnage s’enfuit avec deux anciens prisonniers durant un typhon. Les deux autres hommes meurent durant la traversée du détroit, et le personnage de Rentarô Mikuni hérite d’un magot (non, ce ne sont pas des chandeliers en argent). Se retrouvant un peu perdu sur l’autre rive, il est recueilli une nuit par une prostituée à qui il laissera une partie de l’argent, sans doute déjà envahi par la culpabilité.

Commentaire complet à lire sur La Saveur des goûts amers

——————————————————————

À retrouver sur La Saveur des goûts amers :

En rab :

Limguela_Raume
9
Écrit par

Cet utilisateur l'a également ajouté à ses listes Les Pinaculaires et Tomu Uchida

Créée

le 22 oct. 2023

Critique lue 200 fois

Limguela_Raume

Écrit par

Critique lue 200 fois

3

D'autres avis sur Le Détroit de la faim

Le Détroit de la faim

Le Détroit de la faim

8

drélium

606 critiques

Fugitif du passé

... Titre anglais beaucoup plus explicite mais aussi moins poétique. Un polar sombre à la base, une pierre angulaire même, un autre chef d'oeuvre caché derrière les grands arbres Mizoguchi, Kurosawa,...

le 29 août 2011

Le Détroit de la faim

Le Détroit de la faim

9

Kobayashhi

331 critiques

J'en ai perdu l'appétit !

Camarades, il est temps pour moi d'offrir un peu de visibilité à ce monstre du cinéma Japonais caché sous 55 pauvres notes. Kiga Kaikyo ( ça fait tout de suite plus cool d'utiliser les titres...

le 31 août 2014

Le Détroit de la faim

Le Détroit de la faim

8

Taurusel

123 critiques

Les Larmes de la Faim

Tomu Uchida est un de ces cinéastes japonais qui m'intrigue depuis fort longtemps, et bien que son "Chiyari Fuji" (1955), sa trilogie du Grand Bouddha (1957-1959) ou encore son remake biographique...

le 18 nov. 2013

Du même critique

Psychomagie, un art pour guérir

Psychomagie, un art pour guérir

1

Limguela_Raume

893 critiques

Escromagie amère

Les artistes sont des escrocs salvateurs, en général, mais quand des escrocs se prennent pour des artistes, ça devient dangereux, pour la société, et en premier lieu pour les personnes fragiles,...

le 1 oct. 2019

Parasite

Parasite

9

Limguela_Raume

893 critiques

Amérite

Parasite, c'est un peu Mademoiselle (Park) délivré de son érotisme durassien et se rapprochant à la fois de Molière et de Shakespeare : du sang et des fourberies. Il y a une fable amusante dans...

le 14 juin 2019

Innocence

Innocence

5

Limguela_Raume

893 critiques

Necence

Jeunes Filles en uniforme à Hanging Rock. Quand on n'a pas de talent, on laisse au spectateur le soin d'en avoir via ses interprétations.Tellement grossier, jouant sur des clichés, ça a vite fini par...

le 23 oct. 2023