VU EN BLURAY.
Le diable au corps a été vendu au milieu des années 80 comme étant sulfureux. Bien sur, il y a des scènes un peu chaude dans ce long métrage. Mais ce n'est pas l'atout principal.
Cet adaptation assez libre de l'œuvre de Raymond Radiguet est un très beau film sur la passion.
La passion au cinéma donne souvent des long métrages sombres, tristes et pessimiste. Cette version du Diable aux corps est lumineuse et optimiste. Rien que pour ses raisons, ce chef d'œuvre mérite d'être vu.
La première scène est saisissante. Italie, dans un soleil magnifique, la caméra se trouve dans un lycée. Des élèves étudient la philosophie. Ça se déroule à l'étage. On est proche des toits. De loin, on voit une jeune femme noir marché sur les tuiles, elle veut se suicider. Les élèves la remarquent. En face du lycée se trouve l'appartement de Giula. Andrea, jeune étudiant croise le regard de la femme qui est sur le point de sauter et il voit Giula. Il en tombe aussitôt amoureux. Giula et la jeune femme échangent aussi des regards. Elle se reconnaissent l'une et l'autre. La black décide de ne pas mourir, elle revient vers une terrasse.
C'est l'un des plus beaux débuts du cinéma. L'histoire d'amour entre Giula et Andrea est une sorte de combat. Ce combat est contre la bourgeoisie, l'état, la morale chrétienne et la psychanalyse Freudienne.
Maruschka Detmers se donne corps et âme dans le rôle de Giula. Elle est incroyable d'intensitée. Elle peut changer d'émotions d'une seconde à l'autre. Marco Bellocchio filme très bien le rire de son actrice. Elle aurait méritée une plus grande carrière.
Bellocchio est un des réalisateurs importants de notre époque. Son regard est toujours autant acéré. Sa vision de la passion dans le diable au corps est une vraie leçon de cinéma.
Un chef d'œuvre à réhabilité d'urgence.