[Critique contenant des spoils]

J'avais aimé Un homme intègre, j'étais donc tenté par ce nouvel opus de Mohammad Rasoulof. Bien failli ne pas y aller malgré tout, à cause des 2h32... A tort : elles passent à toute vitesse tant ce film est passionnant de bout en bout. Ours d'Or à Berlin amplement mérité, comme on va le voir.

Quatre histoires qui se répondent pour évoquer la question de la peine de mort en Iran. Qui traitent, plus précisément, du dilemme moral auquel est soumis celui qui doit se charger de la sale besogne. Pour paraphraser Nathalie Sarraute, il y a celui qui dit oui et celui qui dit non…

Celui qui dit oui

Dans un parking, deux hommes chargent un lourd sac dans un coffre. Immédiatement, le spectateur nourri aux polars pense à un cadavre dont on veut se débarrasser… Non, ce n’était qu’un sac de riz. L’idée d’une exécution était une fausse piste, il n’y avait rien là que de quotidien, d’innocent. A moins que ce ne soit l’inverse : que ce qui paraît innocent, la vie de cet homme simple, cache la plus froide exécution ?

Notre homme remonte lentement les méandres du parking, comme on remonte de l’Hadès, royaume des morts chez les Grecs. Emerge enfin, rentre chez lui. Dès lors, on va suivre les petites actions de sa vie quotidienne. On se dit qu’il ne se passe rien, comme parfois chez Kiarostami. Et puis, comme chez Kiarostami, tout prend sens a posteriori, à la lumière de la révélation de cet épisode I. Voyez plutôt.

Heshmat va d’abord sauver un petit chat coincé sous une chaudière, à la demande de ses voisins. Il faut noter qu’il n’a pas insisté en entendant le petit chat lorsqu’il s’est garé, mais qu’il répond à l'appel à l'aide. Un homme avant tout sensible à l'humain, serviable. Il récupère ensuite sa femme en voiture, et tous deux déplorent la dégradation des mœurs en Iran, évoquant une gamine toute jeune qui retrouve son petit copain alors que ses parents sont partis en week-end. Des gens soucieux de bonne morale. Ils vont ensuite à la banque, récupérer la paye d’Heshmat. Mais pourquoi ne la récupère-t-il pas lui-même, se dit-on après coup ? Pendant qu’il attend au volant en double file, on l’oblige sans cesse à bouger, le traitant de connard mais notre homme obtempère docilement. Soucieux de ne pas gêner, civique, en somme. Comme sa femme a oublié l’une des opérations qu’elle devait mener, Heshmat pique une colère, pas tant à cause des embouteillages qu’il faudra affronter que parce que sa femme n’est « pas fiable ». On le découvrira, lui, fiable un peu plus tard... Les deux parents récupèrent leur fille, alors que c’est à présent la mère qui conduit. Une petite capricieuse, qui lance à son père « tu as menti, tu dois être puni ». On se doute qu’il s’agit là du reflet de l’éducation, très morale, que reçoit la petite. Puis ils vont au supermarché, remplissent le caddie ; comme la petite a mangé la glace promise, Heshmat tient à la payer, et surtout à montrer qu’il la paye. Soucieux de son image d’honnêteté. On voit ensuite Heshmat en bon fils s’occupant de sa mère malade, puis teignant patiemment les cheveux de sa femme pour un mariage auquel le couple est invité.

Ces scènes sont striées de néons : tubes clignotants dans le parking, reflet de l’enseigne d’une pharmacie, luminaires de l’autoroute, feux tricolores enfin, alors que Heshmat se rend, à 3h du matin, à son travail. Un instant le saisit, toujours au volant de sa voiture, éclairé de rouge puis de vert puis de nouveau de rouge : notre homme a oublié de démarrer, perdu dans ses pensées. Ces deux couleurs, on va les retrouver dans le petit local où officie Heshmat qui se fait tranquillement un café. Une musique est diffusée, un signal retentit soudain (le son est la tonique du morceau qui passe : j’aime ce genre de détail !) et des boutons sur le mur passent au rouge. Puis de nouveau au vert. L’homme actionne alors un interrupteur et l’on découvre l’horreur : des pieds gisant dans le vide et, détail cruel, un filet de pisse coulant d’un homme, puis d’un deuxième.

Bien sûr, on sentait que ce il ne se passe rien allait déboucher sur un moment-choc. Mais sans trop savoir quoi : va-t-il tuer quelqu’un, se faire agresser, assister à un meurtre ? Je ne m’attendais pas à ce final glaçant, qui illustre parfaitement le concept d’Hanna Harendt de banalité du mal : le diable n’existe pas, il n’y a que des gens qui choisissent de dire oui à un système. Ou pas.

Celui qui ne dit pas oui

On passe à présent à Pouya, un jeune homme en cellule avec d’autres conscrits, angoissé à l’idée de devoir se charger de la terrible mission : enlever le tabouret. C’est en effet la toute première fois qu’il est assigné à ce boulot-là, que le régime ne considère pas plus qu'une corvée de chiottes. Il veut tout faire pour y échapper, essaie de faire jouer les relations de son frère, s’en entretient avec sa copine qui, à un moment, lui lancera « tu peux le faire », titre de cet épisode II. Pouya doit le faire pour ne pas allonger son service, qui dure déjà deux ans (!) : toute rébellion augmente en effet la durée de la corvée, c’est ce qui est arrivé à l'un des conscrits de la chambrée. Or, Pouya veut partir avec sa copine, il lui faut pour cela un passeport, qu'on n'obtient qu'à l'issue de son service. Puis s'installer avec elle. Il ne veut pas dire "oui" comme l'homme de l'épisode I, mais il semble que ce soit la seule façon d'accéder à la vie respectable que Rasoulof nous a montrée dans ce même épisode…

S’ensuit une discussion avec ses camarades sur la question « faut-il obéir ? ». Un brin didactique, sans doute, on a pu le reprocher à Rasoulof, mais superbement filmée. Je pense notamment à ce plan d’ensemble où chacun adopte une position qui reflète sa posture morale : couché, assis, debout… L’un des conscrits propose de le faire à sa place, moyennant une grosse somme qui doit servir à sauver sa sœur malade. Pouya est d'accord mais peut-on lui faire confiance ? Est-il fiable, la question revient. De toute façon l'un des gars s'interpose, menaçant de dénoncer ce marché inique.

Plus le choix, il faut y aller. L'un des conscrits semble avoir eu l'intuition de ce qui va arriver puisqu'il lui glisse un plan. A moins que tout ait été prémédité, que ce "tu peux le faire" de sa compagne concerne une évasion ?... On verra, en effet, qu'elle lui a donné rendez-vous.... Une dose de mystère subsiste.

Quoiqu'il en soit notre jeune homme se traîne comme une loque au côté de son condamné très digne : on se demande qui va être exécuté ! Jusqu'au coup de théâtre, puis la fuite. Le moment faible du film : non qu'il soit raté, c'est prenant et bien filmé, notre homme rasant le long du mur d'enceinte par exemple, ou sa course effrénée. Mais la longueur de cette scène d'évasion ne se justifie pas dans le projet du film : on est tout à coup dans un simple film à suspense, qui ne dit plus rien d'un quelconque dilemme moral. La scène où il oblige les deux gardiens de la cahute à entrer dans une armoire, par exemple, est de trop.

On s'attend à ce qu'il soit abattu. Ou repris, lorsqu'il fait face à deux phares de voiture. Surprise, c'est sa copine qui l'attendait, pour un final heureux sur Bella ciao, morceau que l'on retrouvera plus tard dans le film - qui se montre par ailleurs remarquablement économe de musique extra-diégétique, pour ma plus grande satisfaction. Le lien se fait avec le sketch suivant puisqu'il va être question d'un jeune couple.

Ce deuxième épisode montre une autre facette de la question : si Pouya ne veut pas dire oui, c'est par pure sensibilité. Ce n'est pas pour rien que l'un des gardiens le nomme "Chochotte" ! Rien de méprisable dans cette sensibilité bien sûr, mais au final Pouya se montre assez lâche : il n'emmène pas le condamné avec lui pour qu'il échappe à la pendaison, il laisse simplement à un autre la sale besogne. Exactement, au fond, comme les pontes du régime avec leurs conscrits !... Même si la scène d'évasion est trop longue, assez intéressant de montrer un acte de courage comme celui-là se révéler finalement égoïste. Le film ne cesse d'interroger ainsi l'ambivalence des choix des personnages.

Celui qui n'a pas dit non

On quitte la ville embouteillée et les sombres boyaux des cellules du régime pour une verdoyante montagne. Un autre conscrit fait le lien avec l'épisode précédent. Descendu du train, il commence par se laver dans une rivière : symboliquement il se débarrasse de sa détestable vie de caserne pour retrouver sa compagne, Tahmineh - c'est son jour d'anniversaire et il compte bien lui offrir sa bague de fiançailles. Mais un intrus vient gâcher la fête. Un ami du frère de Tahmineh a été exécuté, on lui rend hommage.

Tout va bien, pourtant, entre Tahmineh et Javad. Ils s'ébattent dans la paille de la grange, cueillent un bouquet d'"insensées" pour en faire une couronne, s'aiment joyeusement. Comme dans l'épisode I, on se doute que quelque chose va troubler cette idylle, à l'image de ces bottes rouges vifs de Tahmineh qui jurent avec son pull. Déjà, Javad se montre jaloux de cet homme qui semble avoir beaucoup marqué Tahmineh par son courage et sa rectitude morale. Exactement ce qui a manqué à Javad, comme le lui laisse entendre une conversation avec la mère de Tahmineh, de nouveau didactique, qu'on pourra rapprocher de celle des conscrits dans leur cellule. (Ce n'est pas le moindre des charmes de ce film que de nous proposer plein de renvois subtils d'un épisode à l'autre.) Pour se débarrasser de l'encombrante question, Javad après avoir lancé à Tahmineh qu'il "n'aime pas les activistes", explique à sa mère que dire non serait "gâcher sa vie". Or, il va s'avérer que c'est en ne disant pas non qu'il a gâché la sienne...

Alors que les musiciens se préparent pour la fête, Javad tombe sur le portrait de l'ami qu'on célèbre, reconnaît l'homme qu'il a exécuté ! Vraiment pas de bol quand même ! Tragique, je dirais. En tout cas, Rasoulof nous restitue parfaitement l'émotion qui s'empare de Javad, avec cette course à travers la forêt, aboutissant à la rivière. De nouveau, Javad voudrait se laver de sa vie de caserne, mais la seule issue cette fois semble le suicide. Il n'y parvient pas. Plus qu'à avouer à sa belle la terrible vérité.

L'anniversaire aura pourtant lieu, cruel pour Tahmineh qui s'efforce de faire bonne figure face à son père dansant comiquement, et pour Javad qui ne sait pas comment va tourner son projet de mariage. Ouf, Tahmineh met la bague à son doigt...

Mais aucun des deux ne parvient à dormir. Ils se retrouvent au petit matin, dans un très beau plan au bord de la rivière, séparés par un tronc d'arbre alors que l'uniforme de Javad sèche sur un autre arbre, faisant figure d'épouvantail (attention, symbole !). La forte carrure, le large torse de Javad n'apportent plus le réconfort que Tahmineh chérissait : ils représentent à présent la mort. "Tu vas me manquer", lâche Tahmineh en remontant la pente, abandonnant Javad à son triste sort, sous une pluie criblant la rivière de ses fléchettes.

Cet épisode III est sans doute le plus cruel. Comment ne pas comprendre Javad en effet ? S'il avait dit non, son service s'en trouvait allongé, et qui sait s'il n'aurait pas perdu Tahmineh ? A bien des égards, celle-ci le condamne injustement. Mais elle n'y peut rien - c'est ce qui est tragique - c'est sa sensibilité qui parle. Exactement comme pour Pouya, mais l'issue, cette fois, sera moins heureuse...

Le dilemme est d'autant plus cruel qu'on sait parfaitement qu'un autre se chargera de la sale besogne, comme l'a suggéré l'épisode II.

Et que l'épisode IV va nous montrer les conséquences pour celui qui ose dire non.

Celui qui a dit non

Un couple âgé accueille une jeune fille. Celle-ci est la progéniture d'un ami d'enfance de Bahram, Mansour. On comprend vite que Darya n'est pas venue d'Allemagne où elle réside uniquement pour passer des vacances : ils ont une mission mystérieuse à accomplir la concernant.

Il existe un lien fort entre Bahram et Darya. Une scène très simple, et très forte, nous le fait comprendre : Bahram reste planté contre un mur à observer Darya qui se lave les dents. Mais ça ne veut pas sortir, pas moyen de lâcher le morceau. Un soir de fête où il s'est enfin décidé au son d'un Embrasse-moi qui donne son nom à l'épisode - scène qui répond à la soirée d'anniversaire dans l'épisode précédent -, l'aveu échoue car Bahram se met à cracher du sang. Notre homme est malade, ses jours sont comptés. Dès lors, il y a urgence à révéler la vérité à la jeune fille : ayant refusé de dire oui, Bahram à dû s'enfuir (comme Pouya dans l'épisode II), envoyant sa femme enceinte à l'étranger. Mansour n'est pas le père de Darya mais son oncle, le frère de sa mère.

Nous tenons là la deuxième faiblesse du film : d'abord en raison de la réaction très convenue de la jeune fille (actrice bien plus faible aussi que les autres mais que voulez-vous, c'est la fille du patron). En substance : "tu n'es pas mon père car tu ne t'es jamais occupé de moi, comment as-tu pu me faire ça, etc." Ensuite, parce que l'explication est trop vite expédiée, la scène de dévoilement assez bâclée. Enfin, j'ai quelque peine à croire qu'un frère et une soeur puissent simuler un couple pendant 20 ans, juste pour épargner une enfant...

Pour le reste, cet épisode IV est riche : l'aridité des décors qui exprime bien l'exil forcé du couple, la route en montagnes russes, symbole d'un parcours chaotique ; les questions que pose Darya au sujet de cette étrange retraite loin de tout ; ses hésitations à poursuivre ses études de médecine, voie empruntée par son père biologique ; toutes les scènes où elle participe à la vie du couple : les abeilles, le bois qu'on coupe... ; son plaidoyer pour la défense de la vie d'un renard, qui trouve ses limites dès lors que sa propre vie à elle est en cause (car c'est bien parce que Bahram a voulu épargner une vie que sa fille s'est retrouvée dans cette situation) ; les contradictions de Bahram aussi, qui explique qu'il veut tuer le renard, pourtant innocent, pour "défendre son domaine" - n'est-ce pas ce que se disent les mollahs qui condamnent à la pendaison ?

"Es-tu heureux ?", ose demander Darya, qui a de l'intuition. "Tu es serein, plutôt", suggère son épouse. Oui, serein, puisqu'il a le sentiment d'avoir bien agi, et qu'il referait la même chose aujourd'hui. Mais pas heureux, à cause de cette fille que ce choix lui a enlevée. Et qui, aujourd'hui, l'accable de reproches : une injustice qu'on peut rapprocher de celle vécue par Javad dans l'épisode précédent.

Pour conclure...

Résumons. Le film orchestre une gradation dans l'éthique des protagonistes. Et plus cette éthique augmente, plus la peine est lourde. L'homme qui dit oui s'en sort très bien, à peine est-il parfois pris d'un léger doute, L'homme qui n'a pas dit oui par lâcheté s'en sort aussi, sur l'air de Bella ciao. L'homme qui n'a pas dit non mais avec des arguments et une vraie conscience se voit quitté par celle qu'il aime. L'homme qui a dit non c'est "l'homme intègre" de ce film : il a été obligé de se cacher toute sa vie, il est mourant.

Le film de Rasoulof est donc foncièrement pessimiste. Quel est ce pays qui oblige à choisir entre la vilénie et l'héroïsme ? Qui parle des USA comme du "grand Satan" sans se soucier des déchirements auxquels il soumet sa jeunesse ? Bien sûr, le cinéaste nous parle de son propre cas (pas innocent qu'il fasse jouer la fille du résistant par sa progéniture) puisqu'il est interdit de tournage en Iran, ce qui l'a contraint à faire croire qu'il tournait des courts-métrages, ceux-ci étant moins surveillés. Il est des contraintes qui se révèlent fécondes puisque Rasoulof réussit, avec ce film à sketches, un tour de force.

Film à sketches ? Mais au fait... j'en connais un autre compotant dans son titre l'ange déchu : Le diable et les 10 commandements, de mon grand-oncle, Julien Duvivier. J'en garde un assez bon souvenir mais tout de même, il semble bien que le diable, depuis qu'il n'existe plus, a fait des progrès : le film de Rasoulof est bien plus marquant. Le meilleur de l'année à mes yeux, aux côtés d'un autre film iranien : La Loi de Téhéran. Qu'il s'agisse de drogue ou de pendaisons, il y a décidément beaucoup à dire sur cette loi-là.

8,5

Jduvi
9
Écrit par

Créée

le 25 août 2022

Critique lue 877 fois

Jduvi

Écrit par

Critique lue 877 fois

3
5

D'autres avis sur Le Diable n'existe pas

Le Diable n'existe pas

Le Diable n'existe pas

9

Cinephile-doux

8247 critiques

Peine incompressible

Faut-il être à tout prix indulgent pour l’œuvre d'un cinéaste harcelé par les autorités de son pays, emprisonné à l'occasion et interdit de sortie de son territoire, entre autres brimades ? La...

le 1 déc. 2020

Le Diable n'existe pas

Le Diable n'existe pas

9

titiro

854 critiques

Dieu n'existe pas.

Quoiqu'on en dise, quoiqu'on en pense, Le Diable n'existe pas, ou Il n'y a pas de Diable si l'on traduit le titre original Persan, est un film important. Et son réalisateur est bien courageux. Car...

le 12 déc. 2021

Le Diable n'existe pas

Le Diable n'existe pas

8

Cultural_Mind

482 critiques

Dilemmes moraux

Quitter le travail, circuler dans des rues embouteillées, récupérer femme et enfant, aller à la banque, rendre visite à sa mère malade, surveiller les devoirs scolaires, dîner dans une chaîne de...

le 27 avr. 2022

Du même critique

R.M.N.

R.M.N.

8

Jduvi

1232 critiques

La bête humaine

[Critique à lire après avoir vu le film]Il paraît qu’un titre abscons peut être un handicap pour le succès d’un film ? J’avais, pour ma part, suffisamment apprécié les derniers films de Cristian...

le 6 oct. 2023

Gloria Mundi

Gloria Mundi

6

Jduvi

1232 critiques

Un film ou un tract ?

Les Belges ont les frères Dardenne, les veinards. Les Anglais ont Ken Loach, c'est un peu moins bien. Nous, nous avons Robert Guédiguian, c'est encore un peu moins bien. Les deux derniers ont bien...

le 4 déc. 2019

Le mal n'existe pas

Le mal n'existe pas

7

Jduvi

1232 critiques

Les maladroits

Voilà un film déconcertant. L'argument : un père et sa fille vivent au milieu des bois. Takumi est une sorte d'homme à tout faire pour ce village d'une contrée reculée. Hana est à l'école primaire,...

le 17 janv. 2024