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le 11 déc. 2010
Suivreincompréhension totale !!
Certaines comédies nulles à chier sont hissées par les critiques thuriféraires populacières à la plus haute marche du podium, et à l'inverse, d'autres œuvres cultissimes ne sont pas cotées comme...
Dans le vaste banquet du cinéma français, Le Dîner de Cons de Francis Veber se dresse tel un soufflé au fromage qui ne retombe jamais : un sommet de légèreté absurde, d’humour ravageur et de cruauté délicieusement assumée. Une œuvre où le bon goût flirte sans gêne avec la bêtise assumée, et où l'on rit à gorge déployée tout en se demandant s'il ne vaudrait pas mieux pleurer de honte d’avoir autant ri.
L’intrigue, aussi raffinée qu’un plan machiavélique de fin de banquet, repose sur un concept moralement douteux mais diaboliquement jouissif : des bourgeois désœuvrés s’amusent à convier à dîner le “con” le plus spectaculaire qu’ils puissent trouver. Le but ? Rire de lui, évidemment. Mais lorsque l’un de ces esprits supérieurs, Pierre Brochant, se retrouve immobilisé par un tour de reins aussi traître qu’un serveur maladroit, le dîner vire au cauchemar domestique orchestré par un François Pignon d’anthologie. Ce dernier, inspecteur des impôts à ses heures perdues (et Dieu sait qu’il en a), déclenche un enchaînement de catastrophes avec la grâce d’un éléphant lunatique dans une verrerie proustienne.
Jacques Villeret, en François Pignon, livre une prestation si magistrale qu’on soupçonne l’acteur d’avoir fait un pacte avec une entité supérieure spécialisée dans les dégénérescences sociales. Il incarne le “con” non pas comme une insulte, mais comme une forme d’innocence maladroite, une poésie du malentendu, une symphonie de bourdes. Face à lui, Thierry Lhermitte incarne avec élégance un Brochant dont l’arrogance se dissout lentement dans l’acide d’un comique de situation méticuleusement distillé.
La mise en scène, sobre et quasi théâtrale, laisse toute la place aux dialogues, qui claquent comme des coups de fouet dans un salon empire. C’est une chorégraphie de la bêtise, une valse où les quiproquos valsent sans jamais faiblir, et où chaque réplique tombe avec la précision d’un métronome de génie.
Mais au-delà du rire, Le Dîner de Cons cache une morale douce-amère : le “con” n’est pas toujours celui qu’on croit. Et il arrive que la véritable idiotie se niche dans le mépris, le cynisme et la suffisance. C’est une leçon qu’on avale comme un verre de mauvais vin : un peu âcre, mais qui reste longtemps en bouche.
En résumé : un huis clos hilarant où la bêtise devient art, le ridicule se fait roi, et le rire... une arme de destruction massive. Si la connerie était un don, François Pignon serait canonisé.
À déguster sans modération, de préférence avec un mal de dos.
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Créée
le 8 juil. 2025
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le 11 déc. 2010
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le 21 oct. 2020
SuivreA l’origine Le dîner de cons est une pièce de Francis Veber : hilarante. L’auteur en a lui-même réalisé l’adaptation cinématographique. Franchement, qui ne l’a pas vu ??? Disons-le tout net, d’un...
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