A la suite du décès de son frère, un jeune homme revient dans sa ville natale afin d'éclaircir cette drôle d'affaire. Car le défunt faisait partie d'un club littéraire qui renfermerait bien des secrets, dont celui lié à sa disparition.
Plus que le sujet, Le fantôme de Milburn fait partie de ces films que produisait Universal dans les années 1970 et le début de la décennie suivante où il faisait appel à des acteurs vieillissants, qui rempilaient pour un dernier tout de piste, le tout filmé de façon pépère. Il y avait par exemple la série des Airport, Tremblement de terre ou encore Le toboggan de la mort. Et là, on a les ultimes interprétations de Fred Astaire, Douglas Fairbanks Jr ou encore Melvyn Douglas, qui lui décèdera avant la sortie du film. Mais le véritable personnage principal est ce type joué par Craig Wasson, qu'on connaitra surtout dans Body Double quelques années plus tard, qui va faire la connaissance d'une étrange jeune femme, Alice Krige, dont l'appétit sexuel est non seulement étrange, mais qui va révéler peu à peu ses secrets. D'ailleurs, attention quand on roule sous une forte neige...
La réalisation de John Irvin fait penser à un feuilleton de 1976 tellement il n'y a aucun effort, on tourne ça de manière pépère, avec des acteurs qui en font le moins possible, des scènes clichés au possible, jusqu'à filmer une scène de suicide vraiment grossière à l'aide d'un effet spécial qui a très mal vieilli. Le fantôme de Milburn se voit tranquillement, sans réelle angoisse (malgré des maquillages réussis de Dick Smith), au rythme de l'âge avancé de son quatuor de lecteurs.