3e épisode de la série en 1943, sept ans après nous avoir fait rencontrer la fille, voici le fils ! C’est un peu comme dans le jeu des sept familles, tiens ! Pourquoi pas la cousine Albertine Dracula dans le prochain ?!!! 😉 Bon, soyons gentil, cet épisode n’arrive même pas à la cheville du 2e qui jouait avec humour sur l’ambiguïté sexuelle. C’est une série B de série, correcte mais qui reste cantonnée à un registre connu, trop convenu et qui manque d’originalité. L’ambiance y est clairement américaine bien plus que britannique (sur les deux premiers films qui se passaient à Londres). Robert Siodmak est un réalisateur de talent et il livre un travail honorable, sans doute plus proche du film noir que du film d’épouvante, le jeu sur les ombres et lumières est subtil et il nous reste quelques scènes plus réussies comme quand le cercueil flotte sur l’eau, en sort peu à peu et que Dracula Jr nous apparaît alors. Ou encore la scène finale d’immolation par le feu. Pour le reste c’est le calme plat, à commencer par un scénario mou qui joue sur une histoire de mariage morbide entre l’héroïne et le fameux comte de Transylvanie. Le scénario signé Curt Siodmak (frère de Robert) nous recycle de façon plate tous les clichés sur les vampires, le cercueil, la croix, la chauve-souris (dont on distingue presque les fils quand elle vole ; heureusement qu’elle est floue !!! 😄 ). En voyant ça, on se dit que travailler en famille n’est pas toujours ce qu’il y a de mieux…
Les personnages sont stéréotypés avec le bon docteur, le professeur convaincu par l’existence des vampires, le policier qui doute…J’ai été bluffé lorsque le nom de Lon Chaney apparaît dans le générique du début dans le rôle de Dracula mais j’ai vite déchanté car il s’agit bien sûr de Lon Chaney Jr, le fiston et non l’immense star du muet, l’homme aux 1000 visages (décédé en 1930). Force est de reconnaître que le fils n’a pas le charisme de son père. Ce dernier avait d’ailleurs cherché à dissuader son fiston de devenir comédien, sans doute lucide. Chaney Jr est surtout connu pour son rôle de monstre dans « Le Loup-Garou » et peu d’autres choses. Une présence physique massive mais pas grand-chose d’autre, surtout pas de subtilité. Il a surtout enquillé les séries B voire Z et s’est vite tourné vers des productions pour la télé dans les années 50 et 60. Il se révèle malheureusement assez fade et pas si terrifiant que ça ; surtout, oubliez Bela Lugosi sous peine d’être fortement déçu…Chaney Jr était alors au sommet de sa célébrité mais elle ne durera pas bien longtemps, finissant miné par diverses addictions. On sent dans des années-là que Universal veut l’utiliser tant qu’elle le peut et qu’il en est encore capable. Bon, de toute façon, on ne le voit guère qu’un petit quart d’heure à l’écran. Avec le même réalisateur mais un scénario qui sorte des sentiers battus et un acteur qui ait un autre charisme que Chaney Jr, ça aurait été un film d’une tenue plus solide.