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Exercice d'hostile
Le premier quart d'heure est terrassant de puissance. La façon qu'à László Nemes de suivre Saul à hauteur d'épaule est aussi redoutable qu'efficace. D'abord parce que cela oblige le spectateur à...
le 20 nov. 2015
Si vous souffrez de claustrophobie, n'allez pas voir ce film...
Etouffant, suffocant, nauséeux parfois, tellement on baigne sans cesse dans le bruit, la fureur, la violence, la barbarie, les odeurs (on en arrive à sentir la mort), la chaleur, le froid, la peur..
La mort est omniprésente dans ce film, Saul est un "sondercommando", il a la lourde tâche de s'occuper des cadavres de ce camp d'extermination, de participer à la "logistique" macabre mise en place par les nazis avec un sens de l'organisation très poussé..
Saul est un mort en sursis, comme tous ceux qui gravitent autour de lui et qui sont encore debout et un évènement va le propulser vers un but ultime. Un survivant d'une séance de gazage (appelé avec un certain cynisme la "douche" par les nazis) est achevé par un officier et Saul décide que ce sera son propre fils et qu'il doit être enterré selon les rites au lieu d'être réduit à l'état de cendres..
Il va à la recherche d'un rabbin, en prenant le risque de réduire un peu plus encore la vie de ceux qui gravitent autour de lui et qui préparent une insurrection..
Cela devient une quête, une idée fixe, mais une belle idée et plus rien d'autre ne compte...
On se prend à chercher avec lui, à repousser la mort à chaque minute jusqu'à la scène finale..
On peut tout à fait détester ce film, ne pas adhérer au concept très particulier, cette manière inédite de filmer (derrière le personnage) dans un semi flou permanent, mais qui nous oblige à avancer avec Saul tout en faisant abstraction de ce qui se passe autour de lui, toute cette horreur qui a régné dans les camps jusqu'en 1945...
On peut tout à fait détester ce film et ne pas partager son message...
Mais si on accepte de suivre Saul jusqu'au bout, on en ressort comme après une plongée en apnée..
A bout de souffle...
*Arbeit Marcht Freï , c'était la phrase inscrite au dessus de l'entrée des camps de concentration et d'extermination des nazis pendant la seconde guerre mondiale.
Etait ce un trait d'humour noir ou du cynisme ? Cela veut dire "le travail rend libre".. (sans commentaires)
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Créée
le 9 nov. 2015
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