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Axel le flambeur
James Caan dévoré par la fièvre du jeu et qui ne peut trouver d’autres sensations lui permettant de se sentir vivant, Le Flambeur est une véritable chronique sur le mal-être existentiel. Sorte de...
le 8 mars 2026
James Caan dévoré par la fièvre du jeu et qui ne peut trouver d’autres sensations lui permettant de se sentir vivant, Le Flambeur est une véritable chronique sur le mal-être existentiel. Sorte de projection moderne du Joueur de Dostoïevski que le film cite car le personnage principal est professeur de littérature, il est une belle plongée dans différents mondes du jeu des années 1970. Des pièces exigües dans lesquelles on tape le carton à quatre, des salles de jeu de Las Vegas, des tripots mal famés, une salle de basket d’une université, les rues où les gamins s’amusent avec un panier, les rues où on croise les bookmakers, l’appartement de sa petite amie, tout est propice à trouver un moyen de jouer dix ou 50 000 dollars.
Le personnage de James Caan n’est pas passionné par le jeu. C’est un joueur compulsif qui a seulement le besoin de se sentir vivant et qui ne parvient pas à trouver d’autres moyens de vibrer. Il a pourtant une très chic famille (sa mère est une soignante dévouée, son grand-père un homme d’affaires respecté qui a fait fortune), des amis sûrs (notamment un ami bookmaker qui s’acharne à le défendre aux yeux de ses créanciers), une petite amie aimante qui ne demande qu’à l’aider et à être aimée en retour. Rongé par son vice, le film le voit s’enfoncer jusqu’au point de non-retour, celui où on ne peut que constater qu’on se détruit et qu’on détruit tous ceux qui nous entourent, et qu’en ce sens-là, on est tout fait détestable. Le film ne juge pas pourtant. Il est même plutôt animé d’empathie pour son personnage qu’on espère voir se stabiliser et qui, quand il touche presque son but, repart de plus belle en vrille. Tout en fragilité, James Caan est parfait, d’autant quand le démon du jeu l’exalte et l’amène à se conduire comme celui qu’il fuit en lui.
Conçu comme un thriller, même si le récit ne va pas dans ce sens en dépit des créanciers qui tarabustent le personnage principal, le film oscille toujours entre tension et mélancolie. Remarquablement réalisé, il décrit une formidable descente aux enfers, parfaitement tragique, qui raconte la déchéance d’un homme, la perte d’estime de soi et la façon dont les liens familiaux, amoureux et amicaux volent en éclats. Porté par la belle partition de Jerry Fielding, le film donne aussi l’occasion de croiser James Woods et Antonio Fargas, tous deux débutants, dans des rôles qui attirent l’attention. Du très bon cinéma.
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le 8 mars 2026
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