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Un silence ennuyeux
Le sujet, grave et douloureux, de la pédophilie et de la pédopornographie, est saboté par un montage confus, surtout au début, un scénario mal construit qui ne développe pas assez le personnage...
le 5 janv. 2024
Le film s’inspire de la vie de Georges NIVAT
(né en 1935 à Clermont-Ferrand), russophone et qui a été stagiaire à l’université Lomonossov de Moscou en 1956-57 puis en 1959-60, avant d’être expulsé d’U.R.S.S., 2 jours avant son mariage avec la fille de la compagne de Boris Pasternak (prix Nobel de littérature en 1958).
L’histoire débute en août 1957 : Pierre Durand (Anton RIVAL), 25 ans, dont le père est mort en 1943 dans le camp de concentration de Ravensbrück (Allemagne) et la mère (53 ans) est née à Moscou, part étudier en Union Soviétique. Le film, qui bénéficie d’une belle photographie en noir et blanc, peu contrastée, est une description du communisme sous Khrouchtchev (qui dirigea le pays de 1953 à 1964 et initia une déstalinisation suite à son rapport présenté au XXe congrès du parti communiste), évoquant aussi la souffrance des Russes sous Staline (emprisonnements, déportations) et l’ambiance d’espionnage (
microphones installés dans les chambres des étudiants français
) et de délations qui sévissait alors), ce qui rappelle le film « L’ombre de Staline » (2020) d’Agnieszka Holland. Le réalisateur y mêle également une histoire d’amitié (avec un photographe dirigeant une revue de poèmes et surveillé par la police), d’amour (entre Pierre Durand et une danseuse du Bolchoï) et la recherche de l’origine de ses parents. Le film est dédié à Alexandre Ginsburg (1936-2002), journaliste, écrivain et militant des droits de l’Homme (ce qui lui a valu plusieurs séjours en camps de travail).
Créée
le 1 mai 2021
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