Il paraît que c’est tiré d’une histoire vraie et que le film est resté fidèle aux évènements historiques comme nous l’explique l’encart au tout début… Et pourtant, la fin est quelque peu escamotée (ou du moins, très ambigüe…) puisqu’on ignore ce qu’il lui arrive après… au Franciscain de Bourges !
En tout cas, l’histoire n’est pas banale (et incroyable mais vraie) avec ce soldat allemand qui ne se bat pas mais fait office d’infirmier dans la prison de Bourges, lieu d’interrogatoire et de transit avant… les éventuelles condamnations à mort des résistants français (ou soupçonnés de l’être…). Un homme de foi avant tout qui fait ce qu’il peut pour aider les prisonniers…
Hardy Kruger (le plus allemand des acteurs français) s’avère excellent dans un rôle souvent émouvant ; on note également une brutalité inhabituelle (pour un film des années 60) notamment au début (la Gestapo pose des questions…) et un réalisme assez prenant dans l’ensemble. Hélas, le film souffre de longueurs fort dommageables (pas loin de deux plombes le machin, quand même) et de dialogues un brin maladroits.
La mollesse de la mise en scène n’aide pas vraiment non plus un film qui se révèle globalement très poussif. Une occasion manquée donc, malgré un sujet tout à fait intéressant : il aurait fallu moins se répandre (en guimauve ici et là) et rester plus rigoureux !