Alternant les longues chevauchées (en robe) dans des forêts peuplées d’arbres morts à l’impression extraterrestre et de longs dialogues avec sa mère (Essie Davis, superbe et magnétique), des considérations psychologiques avec son mentor (Russell Crowe) à qui cette même mère l’a vendu pour en faire un « bushranger » ou bandit de grand chemin ; Ned Kelly (joué enfant par Orlando Schwerdt et George MacKay adulte vu récemment dans « 1917 » et « Captain Fantastic »).
) débute son existence de bien étrange manière… Confronté à un sergent anglais (Charlie Hunnam) qui a autrefois exigé des faveurs sexuelles de sa mère pour fermer les yeux sur de soi-disant vols ; Ned encore respectueux de la loi ne peut se résoudre à le tuer…
Il ira donc en prison dès l’âge de 14 ans … pour 10 jours.
Synopsis :
Australie, 19ème siècle, Depuis sa plus tendre enfance, Ned Kelly (George MacKay) est l’apprenti du célèbre bandit Harry Power (Russell Crowe). Et lorsque sa mère se fait arrêter, les attaques de diligences ne suffisent plus à Ned. Il réunit alors un groupe de rebelles dans le but de fomenter une insurrection contre l’oppresseur britannique. Une lutte entre les renégats et le pouvoir semble inévitable…
LA CRITIQUE À LIRE SUR SCREENTUNE
Le film de Kurze**l offre une vision convenue de **Kelly en tant que Jesse James ou Che Guevara australien, mais pervertit la légende en évoquant un contexte de dysfonctionnements et d’abus dans l’éducation de Ned : une masculinité peu affirmée et un rapport à la mère plus que toxique. Justin Kurzel nous propose un film exténuant, parfois brillant, légèrement redondant mais s’avère dans l’impossibilité de garder le rythme développé dans son premier acte.
Pour apprécier ce long long métrage (2h04), il vous en coûtera beaucoup d’énergie et d’ouverture d’esprit. Préparez-vous au choc.