Le film est construit autour d’une image très forte, celle des lignes à très hautes tensions, que l’on voit à chaque fin de chapitre de l’histoire, mais à un instant du jour différent. Aussi, nous voilà plongés dans cette image, où le seul bruit que l’on entend est notre respiration, couverte par le bruit dégagé par l’électricité courant dans ces fils si dangereux. Nous allons alors suivre les déboires d’un jeune hyperactif, Arbor, qui se fait voler ses médicaments par son camé de frère, et qui ne se calme que grâce à l’attention de son meilleur ami, Swifty. Ce dernier vis dans une pauvreté extrême et est la risée des autres enfants de l’école. Se faisant railler un jour par d’autres, Arbor voulant défendre son ami, se fait virer définitivement de l’école, et Swifty pour dix jours. Découvrant, alors, que l’on peut se faire une petite fortune en vendant du cuivre en grosse quantité, il se met à dénicher toute forme de métal qu’il pourrait revendre, contre quelques livres, au peu scrupuleux Kitten, qui tient la ferraille du coin. Il leur loue un cheval ainsi qu’une carriole, pour 20 livres la journée, afin de ramasser un maximum d’objets.
Arbor, se rend compte du potentiel du cuivre, et vole alors celui de Kitten pour le vendre à un autre ferrailleur. Toutefois, il n’est pas accepté à l’entrée, malgré une longue et après avoir effectué un deal douteux, il se fait avoir et perd toute récompense d’argent à son effort. Kitten, se rend compte de ce vol, et oblige Arbor à aller voler les fils de cuivre des lignes à hautes tensions. Pour le prémunir des dangers, il lui fournit des bottes et des gants de protection précaires. Son meilleur ami, Swifty lui vient en aide, et au moment critique descend chercher les fils trop lourds pour Arbor. Néanmoins, dans la précipitation de ce vol, il ne met pas les protections et tel qui devait l’être, les deux amis se font alors traverser par le courant. Swifty, a alors les fils autour de lui et prends donc plusieurs décharges, qui lui seront fatales. Arbor, lui perd conscience mais se relève quelques heures après.
Il découvre alors, un corps, noir, qui gît à côté de lui, son meilleur ami, Swifty. Lui l’ami qui était trop gentil, qui lui venait toujours en aide, qui ne voulait qu’une chose, monter le cheval de Kitten, Diesel, est mort. Arbor, l’amène à Kitten et essaie de tuer ce dernier, car il ne peut que lui en vouloir, lui qui l’a forcé à s’occuper de cette mission suicide. Kitten avoue à la police être à l’origine de cette mort.
Mais ce n’est pas seulement la mort de Swifty, c’est la mort de la moitié d’Arbor, qui ne peut alors plus vivre, surtout que la mère de Swifty, ne peut lui pardonner d’avoir entraîné son fils dans de telles aventures. Arbor se rend alors compte de son comportement, et surtout, est plongé dans une immense tristesse.
Nous quittons ce film, sur l’image de la mère de Swifty, venant chercher Arbor, sous son lit, lieu symbolisant l’importance de leur relation, et qui ne peuvent retenir leurs pleurs de désespoirs dans les bras de l’un et de l’autre. Voilà, le centre du film, mais les relations secondaires sont toutes aussi profondes, et c’est en cela la beauté de ce film. C’est qu’il est juste, poignant et nous plonge littéralement dans ce monde, où le plus fort s’en sort, et les plus sensibles crèvent !