C’est plus fort que moi, lorsque j’ai vu que Le Grand Chemin était rediffusé une énième fois ce soir, je n’ai pas pu m’empêcher de le re-regarder. Encore. Pour la 5ème ou 6ème fois peut-être depuis mes plus jeunes années.
Sans parler de madeleine de Proust (chez moi les madeleines, c’est au p’tit déj’ et imbibées de café) ce film possède un je-ne-sais quoi qui m’a toujours accroché et je suis ravie d’avoir encore ressenti une certaine émotion en le revoyant ce soir.
Enfin ces je-ne-sais-quoi, je les sais un peu :
Tout d’abord, les prestations de Bohringer et Anémone : époustouflants et touchants pour incarner parfaitement ce couple qui porte un lourd fardeau et qui va se remettre en question au contact de Louis, le petit parisien de 9 ans, neveu de madame, qui vient passer ses vacances chez eux.
Il y a cette petite gamine espiègle, qui incarne Martine, la jeune voisine casse-cou… Je ne sais pas ce qu’a pu devenir la jeune actrice, je n’ai même pas envie de le savoir, mais elle démarrait bien dans le métier.
Et il y a cette maison, ce jardin, ces alentours… Cet atmosphère de vacances, de vie plus rustique, plus simple et en même temps plus riche.
Et enfin il y a ces histoires toutes simples : d’un côté un couple qui se déchire mais s’aime encore et de l’autre, ce premier béguin même pas encore adolescent. Toutes simples, très simples mais qui touchent, qui respirent le vrai.
Mais après-tout, je ne sais même pas pourquoi je cherche des raisons pour aimer ce film, comme s’il en fallait alors que le simple fait de le voir ravive en moi des souvenirs anciens où je m’identifiais surement à cette gamine un peu tête-à-claque qui marche pieds nus à longueur de journée et grimpe aux arbres.
C’est peut-être populaire, (trop) simple, pathos…. Tout ce que vous voudrez. Mais qu’est-ce que je l’aime ce film.