Deux mots en passant sur la nouvelle de Guy : je ne me souviens plus si je l’ai lue ou si j’en ai seulement entendu parler alors que je suis sûr d’avoir bien vu ce film et de ne pas seulement avoir lu que l’acteur principal était par son rôle « habité », ce qui m’a inspiré le titre de cette critique.
Finalement c’est un film très « actuel » sur les dangers auxquels nous confrontent confinement, télétravail, idéologie individualiste isolant de plus en plus de plus en plus de gens (la « came » isole de force mais il n’y a pas qu’elle) et marché en croissance exponentielle du développement trop personnel pour bien vivre en collectivité, la première d’entre elles étant sa famille, bref trop personnel pour vivre avec autrui.
Le message est peut-être banal : le progrès technologique n’est pas le progrès psychologique et comme l’argent, il ne fait pas le bonheur. Mais le film va au-delà de lui. Madame la réalisatrice nous montre un couple dans lequel la femme incarne non seulement la raison, la patience, l’amour et la santé mais également la force, et pas seulement au sens figuré puisque c’est elle qui soulève et qui porte le corps de son homme hors de la pièce en feu où il allait périr. Au cinéma, j’avais pris l’habitude, moi, de voir le contraire.
Dernier jeu de mots ou calembour, bon ou mauvais mais comme toujours pour essayer d’exprimer une idée, ce Horla hors la bande son, je ne dis pas qu’il ne vaut rien, non pas du tout, je dis seulement qu’il ne serait certainement pas ce Horla-là.