Wow ! Alors que son "Labyrinthe de Pan" commence sous des auspices peu attrayants, avec un scénario alternant de manière assez scolaire les scènes réalistes sur la Guerre d'Espagne (la traque des militants républicains après la victoire de Franco en fait) et les évasions d'une petite fille dans un monde de conte de fées à l'esthétique convenue, et une sorte de simplisme manichéen dans la description des personnages, Guillermo del Toro réussit le prodige de nous retourner complètement le cœur (dans tous les sens du terme) en deux heures. Pour classique (voire stéréotypé) qu'il soit, ce cinéma possède une force évocatrice exceptionnelle, aussi bien dans la description d'une réalité insoutenable, celle de l'absolue noirceur des hommes (Sergi Lópes, terrifiant, y trouve son meilleur rôle à date), que dans l'impossibilité d'y échapper. La dernière demi-heure du film est littéralement hallucinante, puis bouleversante, et consacre "le Labyrinthe de Pan" comme un grand film populaire, au delà du film de genre.

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le 19 avr. 2013

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Eric-Jubilado

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