Un soufflé retombe toujours...
Ce dessin animé qui paraissait si prometteur, s'est avéré être au final une grosse déception. La note de 5 vient que par certains aspects on lui mettrait bien un 10 et parfois un 0 pointé.
Le 0 pour commencer et garder le meilleur pour la fin. Une fois de plus on nous sert une pseudo fable écolo-militante seulement voilà, n'est pas Miyazaki qui veut et son retrouve encore une fois avec le thème de la défense de l'environnement abordé avec d'énormes sabots made in U.S. Pourtant l'idée pour l'aborder semblait prometteuse, mais il y a bien l'idée et la manière de traiter l'idée. On le sait depuis maintenant quelques années, la défense de l'environnement aux U.S.A. dispensée de manière moralisatrice. Ici donc, quand on ne respecte pas la nature, c'est forcément parce-qu'on est foncièrement mauvais et avide d'argent.
L'histoire est en plus totalement prévisible, on a trouvé toutes les ficelles du dénouement final dès la première 1/2 heure et quoi de pire qu'un réalisateur qui vous dévoile la fin de son film dès le début ?!
Pourtant, j'ai eu envie de mettre un 10 quand un long flashback nous transporte au début dans la forêt dont le Lorax est le protecteur. A ce moment-là (le seul) c'est du grand cinéma, le Lorax protège une forêt d'arbres ressemblant à de gigantesques barbapapas multicolores (la qualité de l'animation apparaît totalement) peuplées d'animaux totalement fous et c'est la que c'est formidable. L'humour est souvent salvateur pour ce genre d'oeuvre et porté par des personnages secondaires, mais ici on est dans l'absurde absolu (dont je suis très bon client), j'ai adoré les 3 petits poissons rouges bien allumés qui imitent le chant du coq le matin pour réveiller la forêt. C'est à pleurer de rire et cela m'a beaucoup fait penser à ce que Tex Avery, au sommet de son art, avait fait en créant le personnage de l'écureuil dingue quand le non-sens et l'absurde dominent. Malheureusement cette séquence représente tout au plus 1/3 du film et cela ne suffit pas à le sauver.
A la fin de films comme celui-ci j'ai toujours un peu d'amertume et j'en veux au réalisateur d'être tellement passé à côté du sujet et d'avoir à ce point gâché un sujet qui avait du potentiel.