Boarf.
Il y a des petites choses douces et délicates, une immersion dans la vie de cet adolescent un peu perdu, c'est touchant à plusieurs reprises. Mais c'est aussi un peu lourd, les personnages sont souvent caricaturaux, les situations aussi parfois, du grand drama autour d'émotions fortes qui surgissent d'un coup ; on ne ressent pas la construction de cette émotion, c'est juste là et puis c'est plus là, et tous les personnages principaux auront leur petit moment de souffrance en gros plan.
La mise en scène renforce le côté ringard, avec un choix de costumes qui renforce la caricature. Ce n'est pas inventé, les jeunes artistes dans les écoles d'art s'habillent comme ça, n'empêche que pour un truc sérieux, ça le fait pas trop, ou alors il aurait fallu que ce soit plus décalé ou que le ton du film soit tout autre. Le découpage comporte trop de gros plans pour renforcer les émotions. La voix off est plaisante, le jeune acteur délivre de belles performances de manière générale, bien meilleurs que celles de ses aînés pourtant plus expérimentés. Les décors fonctionnent et la BO passe bien.
Bref, assez inégal, avec de belles petites choses mais aussi d'autres qui tombent vite dans la ringardise.