Démobilisé, un ancien soldat américain fait le tour du pays, et en passant dans une contrée désertique située en Arizona, il va rencontrer cinq religieuses allemandes. Il va leur aider à bâtir une chapelle en pensant être payé pour ses services.
Le film en lui-même est déjà très sympa, mais c'est il est surtout dans l'histoire du cinéma pour être le premier à avoir récompensé aux Oscars un acteur acteur noir, en l'occurrence un formidable Sydney Poitier. A la fois charismatique, sympathique, drôle et charmeur, il s'impose sans mal dans cette histoire au fond assez simple, qui prône le partage et la tolérance. Même s'il a du mal à tenir la distance sur 90 minutes, car ce n'est guère plus que mon résumé. Il y a bien des rencontres comme avec la mère supérieure jouée par Lilia Skala, à qui il apprend ainsi qu'aux autres soeurs des mots d'anglais, ou avec Stanley Adams qui est le patron du chantier, mais il se dégage quelque chose de gentil, de positif dans le film, avec un acteur qui bouffe l'écran qu'on se laisse nous aussi charmer. La réalisation de Ralph Nelson (qui a aussi un petit rôle) est elle aussi dans cette simplicité, avec des moments touchants comme le final où Poitier leur fait répéter des mots en anglais, avec l'apparition du mot Amen au lieu de The end.
Pour l'anecdote, Sydney Poitier a joué dans Le lys des champs pour pas grand-chose, avec un budget et un de tournage réduits, et bien lui en a pris.