Aube d’orée
Revigorante rupture que celle opérée par Ryusuke Hamaguchi : après des films volontiers verbeux et littéraires, explorant les complexes oscillations des rapports humains et amoureux, Le Mal n’existe...
le 14 avr. 2024
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Un film qui a tout pour me plaire, mais qui me déçoit sur un seul point, ne peux pas attiser ma colère. Mais bon, je suis quand même déçu.
Parce que je sans être un fan absolu d'Hamaguchi, j'ai été sensible à ses deux précédents films, Drive My Car et Contes du Hasard et autres fantaisies, qui privilégiaient tout les deux les dispositifs modestes, la contemplation, les dialogues à rallonge sur des humains qui cherchent à communiquer, bref, tout un programme.
Ici, le film est moins verbeux sur le début, la faute à un personnage taciturne, qui nous incite donc à observer, pendant les longs plans fixes, l'environnement qui lui est si cher. Et j'aime à peu près tout dans ce film : la mise en scène de la nature, les personnages de communiquant, qui ont conscience de faire quelque chose de bancal et d'immoral, et qui essayent de le faire du mieux possible, la posture de chaque habitant, et cette petite fille qui semble pouvoir apparaître où elle veut quand ça lui chante. Tout cela est génial, et pourra peut être toucher votre cœur mais... La fin du film va nuancer cela.
Que le projet soit né pour illustrer une bande musicale, certes, que la narration classique n'intéresse pas Hamaguchi, je peux l'entendre, mais que le cinéaste ne daigne pas finir son histoire c'est quand même terrible. C'est pas seulement qu'il n'y a pas de fin, c'est qu'il n'y en a aucune. Pas de fin sur la relation entre le père et sa fille. Pas de fin sur cette histoire de Glamping. Pas de fin sur les problèmes individuels des deux communicants, dont on nous a parlé longuement dans la voiture. Pas de fin du tout, juste une vision halluciné et absurde, que je prend presque comme un doigt d'honneur au spectateur tant elle prend bien soin de ne rien conclure.
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Créée
le 6 mai 2024
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