Un mannequin poignardé à l'effigie d'un récent défunt sème le trouble dans une famille bourgeoise. Un policier qui passait par là mène l'enquête.
Le mystère est entier dans ce film choral où le commissaire de police à la pipe, qui n'est pas Maigret, débrouille en accéléré mensonges et secrets dans une famille qui est surtout un panier de crabes.
Le scénario parait franchement biscornu et improbable; à moins que ce soit l'effet de la mise en scène grossière de Pierre de Hérain, qui accumule rebondissements et révélations sans le moindre souci de cohérence et de vraisemblance. L'intrigue multiplie les personnages, épais et tous surjoués, que ce soit dans le drame ou dans la comédie. Car, si les protagonistes se disputent à l'intérieur de la famille, d'autres font les pitres en dehors (à ce jeu, seul Carette, en assistant autoproclamé du policier, amuse éventuellement.), la palme du grotesque revenant à cet aliéné qui se prend pour le marquis de Lafayette et à l'épouse du commissaire, intarissable matrone à l'accent espagnol.
Dans l'affliction ou dans la pitrerie, le réalisateur propose du mauvais théâtre et son récit policier prend un tour si complaisant que la résolution de l'intrigue est indifférente.