Pas étonnant pour moi de lire que Disney se serait inspiré du visage de Joan Crawford pour imaginer le visage de la Reine-sorcière de Blanche-Neige, actrice principale de nombreux films d’horreur dans la dernière partie de sa carrière : elle joue si bien ici encore, sinon la terreur, du moins la peur, ici la peur soudaine, traduction française du titre original « Sudden Fear ».
Ce titre, « Sudden Fear », est à ne pas confondre avec celui d’un autre, et d’autant plus qu’il est…le même à deux lettres près, je veux parler de Hidden Fear, réalisé par de Toth, cinq ans plus tard.
« Hidden Fear », traduction « Peur Cachée », serait pourtant pour celui-ci un titre tout aussi convenable étant donné l’histoire qu’il nous raconte avec cette femme qui, terrifiée d’avoir appris le mal qu’on lui veut lui faire, fait tout pour cacher aux « malveillants » le fait qu’elle sache leurs intentions. Mais je ne veux pas que ceux qui n’ont pas vu le film sache de l’histoire qu’il nous raconte le plus petit détail supplémentaire.
La fin est palpitante au propre comme au figuré (ce qui est bien souvent le cas). Mais retournons à la case départ : au commencement était une femme qui va croire dans sa vie à l’amour feint par une personne qu’elle ne trouvait pas assez crédible dans un rôle « romantique » au théâtre. Et c’est pour moi la chose la plus originale du scénario.
p.s. Flemmard comme je suis, je ne reverrai pas le film pour m’en assurer, mais il me semble bien que Jack dit à Gloria quelque chose comme : « You would need a new face », préfigurant sa défiguration par Lee dans The Big Heat de Fritz.