Zorro fait partie de ses œuvres qui ont bercé les plus vieux et les plus jeunes, tant elle est diffusée en boucle depuis sa création. Bien évidemment, il y eut plusieurs adaptations cinématographiques.
En 1998, Martin Campbell se frotta au mythe avec Le Masque de Zorro, avec deux Zorro pour le prix d’un. En effet, après avoir mis à la retraite Don Diego de la Vega, joué par un cabotin Anthony Hopkins, il introduit Alejandro Murrieta, joué par celui à qui le rôle revenait de droit et de logique, Antonio Banderas. Sur le papier, c’est extrêmement alléchant, dans la mesure où on pouvait s’attendre à un film d’aventures enlevé, écrit par les types qui seront plus tard au script de Pirates des Caraïbes. Malheureusement, il se trouve que Le Masque de Zorro est un film d’une lenteur ahurissante, d’une bêtise impressionnante (avec des twists illogiques et franchement pénibles comme celui de l’arnaque des frères Murrieta et du prospecteur américain) et aussi interminable qu’inutile. Martin Campbell n’étant cependant pas un manchot, il réussit très bien les scènes d’action, qui pourraient presque sauver le film tant elles sont remuantes et bondissantes. Mais elles sont bien trop écartées les unes des autres dans un scénario qui aurait totalement dû leur faire la part belle. A la place, celui-ci témoigne d’une ringardise hallucinante et n’est pas aidé par des acteurs qui déclament le moindre dialogue sans talent.
A l’image de la musique de James Horner, parfois sympathique mais assez répétitive, Le Masque de Zorro devait être assez agréable en 1998. En 2015, c’est une torture sans nom.