Présenté en compétition au festival Reims Polar 2026 ce film kazakh est à la limite entre le polar certes, mais aussi le fantastique, et le film de guerre aussi, style retour du combattant à la vie civile.
Film de guerre car le personnage principal est un ancien combattant totalement mutique suite aux traumatismes subis au front.
Film fantastique parce que des fantômes sont présents au côté du héros aux moments clés.
Polar parce qu'il y a des règlements de compte.
Militaires, soldats d'hier ou d'aujourd'hui,malfrats, policiers, occupent l'espace. Il y a parfois confusion. Les lignes de démarcation sont floues.
Il faut dire que les Kazakhs constituent une chair à canon maintes fois exploitée, en armée régulière ou en mercenaires.
Les fantômes des guerriers tués ont des comptes à régler.
Le budget, sans doute modeste, semble handicapant pour donner plus d'ampleur et de profondeur au récit.
On est quand même fasciné par le personnage principal totalement inédit, lointain cousin du samouraï ou de l'homme sans nom.
Et Anna Starchenko est captivante.