Le Meilleur est un très beau film sur la rédemption, la passion et la seconde chance. Robert Redford, un acteur que j’adorais et que j’admire toujours, y incarne avec une justesse désarmante un joueur de baseball hanté par ses échecs et ses blessures, mais toujours animé par ce besoin viscéral de prouver qu’il peut encore rêver.
À ses côtés, la belle Glenn Close, toute en grâce et en retenue, et Kim Basinger, envoûtante et complexe, forment un duo féminin d’une rare intensité. Ce casting magnifique donne au film une profondeur émotionnelle qui le rend encore plus touchant.
La mise en scène, sobre et lumineuse, magnifie ce sport — si beau, si noble dans sa symbolique — comme une métaphore de la vie : tomber, se relever, viser juste, et ne jamais perdre l’espoir. Les séquences de match sont pleines d’intensité et d’émotion, filmées avec une vraie sensibilité.
La musique de Randy Newman enveloppe le tout d’une mélancolie douce, donnant au film une dimension presque légendaire. Redford y est à la fois charismatique et fragile, véritable cœur battant de cette histoire.
7/10 — pour cette élégance simple et cette nostalgie qui rappellent qu’il y a toujours un “meilleur” en chacun de nous. Et Redford… un acteur rare, qui manquera profondément au septième art.