Ça avait l’air d’être une bonne daube, mais au final j’en suis sorti conquis.
You can spoil here!
Les 30 premières minutes du films sont longues, et les personnages n’ont l’air d’avoir rien a racontés. Il y en a trop, et ce sont tous des caricatures. Parmi eux : la critique gastronomique qui utilise un language érudit pour dire des choses simples, l’acteur ratée qui couche avec son assistante, le « fan absolu » du chef du restaurant où il vont mangés qui trouvent TOUT absolument EXTRAORDINAIRE… Bref, de prime abords, que des personnages à la con vu et revus. La seule relevant le niveau est le personnage de Margot joué par Anya Taylor-Joy, qui arrive à travers ses jeux de regards à installer une ambiance de terreur sur le restaurant, perdu au milieu de nul part sur une île.
Passés ces 30 minutes, les premiers plats servis et le premier mort, on peut dire que le film prend une autre tournure. Chaque plat installe un peu plus une atmosphère d’angoisse et de terreur, et montre des personnages tentant d’abuser de leur pouvoir pour éviter la mort. Des personnalités poussées à leur extrême donc, et qui perdent leur un peu plus leur adoration face au chef, se transformant en dégoût ou même en haine face à sa performance culinaire morbide. Chaque personnages ayant l’air d’avoir accepté son destin fatal. Le personnage du chef Julian Slowik est lui aussi brillamment interprété par son acteur, qui arrive réellement à nous effrayer à travers de simples actions.
Passons les détails de l’histoire, la réalisation est très bien foutue. Le montage aussi, et il y a une belle photographie. Elle se montre certes assez basique et sommaire mais a le mérite de renvoyer une esthétique léchée, agréable à visionner
Ce film mérite un 7/10 car malgré ses défauts et ses longueurs, il a le mérite de traiter d’un sujet peu utilisé dans l’horreur, et de jouer habilement avec les peurs du spectateurs sans avoir à tombé dans le gore à outrance.