Alors qu'il sort tout juste de prison pour un crime passionnel, le soir de Noël, un homme se voit accoster au restaurant par une femme qui lui propose de monter chez elle pour la soirée. Seulement, il va s'apercevoir que tout ceci n'est qu'un alibi pour dissimuler un cadavre un peu trop encombrant...
Marcel Bluwal a été un des grands noms et pionniers de la télévision, avec énormément de séries et téléfilms à son actif, des années 1950 jusqu'au début de la décennie 2010. Seulement, au cinéma, il n'a tourné que trois films, dont celui-ci qui fut son premier, et on peut le regretter tant il avait un talent certain pour la mise en scène et pour l'art de la suggestion. Car il s'agit d'une histoire assez peu bavarde, où Robert Hossein est un peu comme le dindon de la farce orchestrée par Lea Massari, , le tout filmé dans un très beau noir et blanc, qui fait penser à un roman policier qu'on lirait vite fait, agrippé aux multiples rebondissements, car il faut dire que c'est assez malin, et comme je le disais, c'est assez peu dialogué, comme si le réalisateur voulait faire confiance au spectateur pour lui expliquer les choses sans les démontrer. On retrouve aussi au casting Maurice Biraud ainsi que l'incontournable Robert Dalban en inspecteur de police qui pense que le personnage de Hossein a ses torts, vu qu'il sort tout juste de prison, mais la vérité est plus retorse.
Si on excepte quelques scènes un peu trop démonstratives (comme celle dans un café), on a là un bon polar, bien troussé, où la victime n'est pas celle que l'on croit.